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28 mars 2008

Opel Antara : Ah, s'il n'y avait pas le Captiva...

Opel a entrepris une entreprise de reconquête d'image de marque, banalisée par une monoculture de compactes et familiales, archétypes du milieu de gamme, dans ce qu'il a parfois de plus aseptisé.

Le bras armé, et allemand, de General Motors repart à l'offensive, avec deux nouveautés : la très sportive Opel GT (bientôt, très bientôt sur ce blog, puis dans votre magazine préféré. Hé, hé, je vous fais languir...), et le 4x4 Antara. Un SUV low cost, comme le groupe GM s'en fait une spécialité. Non sans qualités.


Le code génétique de cet Antara est le même, coréen à l'origine, que celui du Chevrolet Captiva (lire mon post sur ce modèle). Autrement dit une plateforme Daewoo
 Les grandes lignes de la carrosserie, la motorisation premium turbodiesel de 150 chevaux, les ingrédients sopnt absolument similaires. pour des impressions de conduite du même tonneau : un propulseur énergique, des suspensions proposant une tenue de route sans histoire, mais plutôt sèche sur revêtement inégal (et il y en a beaucoup sur les routes de notre doulce France...).
On est dans une honnête moyenne, certes loin derrière la trinitté des stars Freelander- CR-V - RAV 4. mais comme ceux-ci sont à un niveau de prix beaucoup plus élevé, ne nous faisons pas de mal.

Restent des détails de finition et d'équipement pour faire la différence. L'aménagement intérieur de l'Opel est une peu plus valorisant : un vrai volant, quand la jante fine du Chevrolet évoque les années 60 , des assemblages semblant plus soignés...

Mais la profusion d'équipements du Captiva, son design finalement plus sportif, sans oublier sa marque et le capital de sympathie qu'elle représente, en font la vraie bonne affaire du lot.
Avec près de 2 000 euros de différence en version turbodiesel 150 chevaux avec boîte auto (à partir de 33 200 euros pour le Captiva, de 35 120 euros pour l'Antara), il n'y a pas photo.
On appelle cela de la cannibalisation. L'Opel méritait mieux que cela.


Publié par Arnaud à 19h19 | Commentaires (0)

17 mars 2008

Porsche fait un pied de nez à Audi et Peugeot

La fable du lièvre et de la tortue fonctionne toujours dans le sport auto, et dans le business en général.
Les 12 heures de Sebring, première épreuve des American Le Mans Series, viennent d'en apporter une nouvelle preuve. Peugeot et Audi semblaient imbattables, tant elles dominent ce « marché » des courses d'endurance. Mais le feu d'artifice d'une Peugeot  visiblement venue constater si elle avait comblé son handicap en vitesse pure sur les Audi a fait long feu. Quant aux belles allemandes, incaincues en Floride depuis 2000, elles sont laissé des plumes dans l'aventure. Tant et si bien que c'est Porsche, qui depuis plusieurs années, budget oblige, s'est concentré sur un marché de niche --les LMP 2, moins puissantes, moins lourdes, moins chères... qui a tiré les marrons du feu. 
résultat, tournant comme une horloge, la RS Spyder des Français Emmanuel Collard, Romain Dumas, et de l'Allemand Timo Bernhard s'est imposée ce week-end à Sebring. Elle devance une Acura, autrement dit une Honda, également   spécialiste de l'optimisation coûts/performances, encore une Porsche, et enfin l'Audi survivante.
Résister aux poids lourd en se concentrant sur son métier de base, ses principales valeurs ajoutées, et une qualité optimisée... Mine de rien, c'est une leçon de management et sde stratégie que Porsche, une fois de plus, vient de donner au petit monde de l'auto.



Publié par Arnaud à 14h45 | Commentaires (1)

13 mars 2008

Le Mans Series : Le duel Audi-Peugeot s'annonce chaud !

Vous connaissez ma nostalgie des courses d'endurance de la grande époque. Eh bien, le programme sportif de cette saison 2008 pourrait bien me guérir de ma nostalgie. Les prochaines 24 heures du Mans verront le deuxième acte, après l'édition 2007, du duel Audi Peugeot qui nous rappelle les titanesques luttes d'antan : Ford-Ferrari, Porsche-Ford, Porsche-Ferrari, our ne citer que les années 60.

En plus, ce sont toutes les épreuves Le Mans Series qui verront les géants allemand et français se confronter cette année, autour de ces technologies turbodiesel high tech dont ils sont l'un et l'autre des leaders mondiaux sur route, et les pionniers sur circuit.

Le premier épisode du feuilleton aura lieu samedi, avec les légendaires 12 heures de Sebring. Ce tour de cadran s'annonce typiquement floridien : très chaud ! Au terme des premières séances d'essai. L'Audi R10 Tdi de Capello-McNish-Kristensen a réalisé le meilleur temps. Mais elle ne devance la 908 Hdi de Minassian-Sarrazin-Lamy que de 76 centièmes.

Si vous voulez suivre la course en images ce week-end, branchez vous sur Motors TV .

Publié par Arnaud à 20h58 | Commentaires (1)

12 mars 2008

Carburants : les Jeep jouent à l'économie

Joli coup de communication, et de technologie, pour Jeep.
Alors que les 4x4 sont de plus en plus fustigés pour leur consommation gargantuesque et leurs émanations polluantes,la légendaire marque américaine vient de mener deux randonnées au long cours sur le parcours Londres-Berlin, afin de prouver que les SUV aussi savent chasser le gaspi.

La firme a habilement misé sur ses modèles d'entrée de gamme, le Compass et le Patriot. Pas tout à fait les abaroudeurs de la famille — qui eux ont un solide appétit, comme leurs concurrents – mais des petits malins : avec leur transmission « de base 7 en deux roues motrices et leur moteur 2 litres CRD de 140 chevaux, ils réussissent à offrir leur dose d'outdoor aux utilisateurs de 4X4 lambdas. Ceux qui, comme vous et moi, avouons le, les utilisent avant out en ville et sur routes bien bitumées !

En situation normale, les Cmpass et Patriot affichent déjà des consommations raisonnables : 6,5 litres en moyenne pour le premier, 6,7 litres pour son frère, un peu plus « carré ».
En conduisant à l'économie les deux équipages engagés dans l'opération ont fait très fort : 4 18 litres en moyenne pour le Patriot et 4,25 pour le compass. soit largement plus de 1 100 kilomètres avec un plein.

Ces chiffres seront sans doute difficile à reproduire en conduite quotidienne, contrairement à ce qui se passe avec la VW Passat Blue Motion essayée ce mois-ci dans les pages de L'Entreprise. Mais chapeau bas tout de même, mesdames et messieurs de Jeep. On attend désormais la concurrence…


Publié par Arnaud à 14h26 | Commentaires (1)

11 mars 2008

Citadines : la Mazda 2 au top

Qui a dit que L'Entreprise ne s'intéressait qu'aux voitures statutaires .
La mode étant de plus en plus aux petits gabarits, l'ami Philippe Flamand s'est attelé à une série d'essais de compactes d'entrée de gamme. Après la Fiat 500, il a essayé une autre nouvelle star du marché, également bien classée dans le dernier palmarès de la Voiture de l'année : la Mazda 2. Son jugement : une brillante petite, la cadette de la famille « Zoom-Zoom » (encore et toujours le slogan de Mazda Europe).
Et pour aller au bout de la logique, Philippe s'est aussi glissé derrière le volant de deux challengers venues de Corée. Ses impressions de conduite…

Extérieurement elle est craquante (son vert pomme acidulé est plébiscité par ces dames…). Dedans c’est Byzance . Au volant on a un sentiment d’espace intérieur très rare dans cette catégorie de petit véhicule urbain, mais aussi de confort grâce à une excellente finition - plastiques mats et commodos de qualité - et une bonne ergonomie de conduite (la boite avec son levier de vitesse surélevé fait merveille). Sans oublier un équipement très complet dans le niveau de finition Performance (4 airbags latéraux et rideaux, allumage automatique des feux, détecteur de pluie, rétroviseurs électriques chauffants, climatisation automatique, commandes audio au volant, ordinateur de bord, vitres arrière électriques, volant cuir…).

Côté motorisation, la palme va sans conteste au bloc 1,5 litres essence de 103 chevaux à la fois tonique et souple, même si le 1,3 litre de 55 chevaux d’entrée de gamme ne doit pas être négligé surtout d’un point de vue financier (11 500 euros en prix d’attaque). Silencieuse, économe, dotée d’une bonne tenue de route, la Mazda 2 s’offre surtout le luxe en cette période de surenchère pondérale, d’accuser 100 kilos en moins sur la balance par rapport à sa devancière, ce qui en fait la citadine la plus légère du marché (955 kilos) dans son segment de concurrence.

Seul regret : l’absence d’une boite automatique, pourtant indispensable en ville, terrain de jeu favori du modèle. La motorisation diesel (1,4 l, 68 chevaux) arrive en mars tandis que les versions trois portes essence et diesel feront leur apparition en juillet

Mazda 2, de 11 500 à 14 900 euros, avec trois moteurs (1,3l 75 ch, 1,3l 86 ch et 1,5l 103ch) et trois niveaux de finition : harmonie, élégance et performance.

Daihatsu Sirion, Kia Rio : les challengers
Deux véhicules venus d’orient peuvent rivaliser sur le plan motorisations-tarifs avec la Mazda 2 : la petite Daihatsu Sirion complètement relookée cette année et la Kia Rio. La nippone, plus courte (3,60 m contre 3,90 m) et plus carrée que la Mazda, a des allures de mini van. Son confort est spartiate (sièges durs, boîte rugueuse, amortissement viril…) et son moteur survitaminé (1,3 l pour 91 chevaux), nerveux et agressif en ville atteint rapidement ses limites sur autoroute. La coréenne plus spacieuse (3,99 m) et dotée d’une ligne très flatteuse offre elle un très bon compromis équipement-prix (ABS, répartiteur électronique de freinage et contrôle électronique de stabilité, airbags frontaux, latéraux et rideaux, climatisation, lecteur CD - MP3... En revanche elle déçoit franchement en qualité de conduite (freinage approximatif, commande de boîte flottante, tenue de route médiocre…) même si le moteur d’entrée de gamme (1,4 l, 97 ch) lui donne une bonne motricité. A noter que contrairement à la Mazda 2, la Daihatsu Sirion et la Kia Rio proposent l’une et l’autre une boite automatique.
Daihatsu Sirion, de 10 990 à 14 990 euros avec deux moteurs essence (1,0 l 69 ch et 1,3 l 91 ch) et quatre niveaux de finition (S, X X / Cth et Sporty).
Kia Rio, de 11 490 à 16 190 euros avec trois moteurs (1.4L ess, 97 ch ; 1.6L ess, 112 ch avec BVA ; 1.5L CRDi, 110 ch) et quatre niveaux de finition (Motion, Active, Executive et Sport).

Publié par Arnaud à 12h53 | Commentaires (0)

05 mars 2008

VW contre Toyota : match décalé chez les superdiesels

Quand on pense au superdiesels de 2 litres ou 2,2 litres et plus de 170 chevaux qui font désormais la loi en milieu de gamme, on imagine d'abord les berlines ou breaks best sellers du marché. Or il ne sont pas les seuls à en proposer. Volkswagen propose ainsi son Tdi 170 chevaux, associé à l'ultra-sportive boîte robotisée DSG, sur son monospace Touran, si placide en apparence. Quant à la Toyota Avensis break, à la diffusion plutôt confidentielle en France, n'oublions pas qu'elle fut l'une des premières à proposer le fameux D-4D Clean Power de 177 chevaux créé par le géant japonais.
Et si on les (re)découvrait, en parallèle ?

Si vous êtes un fan du monospace, ou si votre conjoint et vos enfants le sont, vous ne jurerez que par le Touran.
Si au contraire vous êtes allergiques aux boîtes à chaussures, comme les appellent leurs contempteurs, vous n'aurez d'yeux que pour le Toyota.
Mais si vous êtes juste un père de famille souhaitant pouvoir transmposer quatre ou cinq personnes et leurs lots de bagages avec suffisamment de réserve de puissance pour vous amuser au volant, notre comparatif peut vous offfrir ce plaisir subtilement relevé : l'embarras du choix.

Le Touran et l'Avensis break ont en commun un défaut : une esthétique trop sage, presque banale. le récent lifting de la calandre du VW lui apportant une touche de lunimosité en plus, mais sans faire de miracle. Mais si vus n'êtes pas une fashionista de l'auto, c'est derrière le volant que cela se passe. Et dans ce domaine, nos deux discrètes sont d'une belle efficacité.

La Toyota offre l'un des tempéraments mécaniques les plus énergiques parmi ces routières de milieu de gamme. Sans être un modèle de vivacité, son châssis absorbe bien les vagues de puissance produites sous le capot. Reste que le registre convenant le mieux à cette force tranquille nippone est celui de la conduite coulée, avec l'assurance de pouvoir à tout moment accélérer ou reprendre pour dépasser bien plus vite que la moyenne.

La Touran, malgré un gabarit plus volumineux et un centre de gravité plus haut (générateur d'un peu plus de roulis) laisse le mêmegenre d'impression très favorable. Ce qui lui permet de faire la différence est sa boîte, à la vvacité si bluffante qu'on se surprend à l'utliser systématiquement en mode manuel dès que l'on sort des villes, le fonctionnement en tout automatique demeurant le plus reposant en circulation urbaine.
L'absence de boîte automatique en diesel est un choix de Toyota qui s'avère désormais handicapant, la conrcurrence, elle, proposant de plus en plus des transmissions « intelligentes » sur ses véhicules destinés aux gros rouleurs.

Mais impossible de terminer ce post par une question qui ne va pas forcément réjouir nos amis constructeurs, mais qui s'installe dans l'esprit du conducteur, une fois passée l'euphorie de l'essai : à quoi bon de telles puissances, sachant que dans la France de 2008, chacun de nous, bon gré mal gré, roule de plus en plus paisiblement.
L'Avensis est proposé non seulement avec le D-4D de 126 chevaux qui a bâti la réptation de la firme, mais aussi avec une puissance intermédiaire de 150 chevaux qui doivent suffire amplement pour une bonne utilisation quotidienne.
Quant au Touran, la boîte DSG étant également proposée avec le Tdi 140 chevaux dont la réputation est établie depuis longtemps, on ne voit guère de raison de payer le « plein pot » les 30 chevaux supplémentaires.

Bref, misez sur les bonnes formules de ces deux modèles, mais au moment de choisir une motorisation, essayez peut-être d'optimiser votre investissement…

Toyota Avensis break D-4D Clean Power
A partir de 32 400 euros
• Bilan 15/20
- Agrément de conduite : ***
- Sécurité : *****
- Confort-équipement : ****
- Budget : ***

Volkswagen Touran Tdi 170 DSG
A partir de 30 640 euros
• Bilan 15/20
- Agrément de conduite : ****
- Sécurité : *****
- Confort-équipement : ****
- Budget : ***

Publié par Arnaud à 13h02 | Commentaires (0)

01 mars 2008

Porsche 917, Lotus 79 : de vieilles gloires en images

Vous le savez, j'aime le sport auto, et j'apprécie surtout les sportives vintage. mes madeleines de Proust, parfum huile de ricin et gomme brûlée : ces merveilles me rappellent mon enfance, mes premiers émois automobile. Des émotions que j'ai un peu de mal à retrouver dans les épreuves d'aujourd'hui : certes, la technologie a progressé, mais avec la fin des grands championnats d'endurance, et le règlement ultra-encadré de la f1, la dramaturgie y a beaucoup perdu. Or, elle est vitale, quand il s'agit de faire vibrer le public, non ?

Comme j'imagine que je ne suis pas le seul à cultiver cette petite nostalgie, voici pour vous les ami(e)s. En surfant sur le web, j'ai dégotté quelques vidéos assez savoureuses :

• Un documentaire entier sur la Porsche 917. Voici le lien vers le best-of :
http://www.dailymotion.com/alefebvre/video/x4bflp_bestof917_auto
Attention, il y a plusieurs épisodes ensuite, tous mis en ligne sur Dailymotion. Pour les dénicher, il suffit de paramétrer «917» dans le moteur de recherche du site, en haut à droite de l'écran.
Remerciements à Alain Lefebvre, qui a réalisé seul ce travail de romain.

• Un autre sur l'aventure américaine des Porsche de Can-Am, qui avec leurs turbos, furent les premières à franchir la barre des 1 000 chevaux :
http://www.youtube.com/watch?v=uT6bJeheAN0

• Un reportage sur la Lotus 79, « drivé » par un pilote bien connu de la fin des 70's, Alain de Cadenet :
http://video.aol.com/video-detail/vbd-lotus-79/3385836083
Souvenez-vous, elle avait révolutionné la formule 1 en imposant l'effet de sol et avait permis à Lotus de remporter haut la main son dernier titre mondial en F1. C'était il y a… Mon dieu, 30 ans !!!

Publié par Arnaud à 14h52 | Commentaires (0)