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15 février 2008

Renault : la Laguna 3 déjà à la traîne

Peut-être avez-vous lu dans les gazettes, à l'occasion de la publication des résultats de Renault, l'info concernant le ralentissement de la production de la Laguna 3.
Le motif : les ventes en deça des prévisions.
L'argument de Carlos Ghosn : la désaffection croissante pour les berlines de milieu de gamme supérieur. Ahem, là, on a un peu de mal pour une fois à suivre Magic Carlos . Les stars de ce fameux milieu de gamme supérieur, elles, affichent plutôt une belle santé. Les vraies stars : comme la récente Mercedes Classe C, la BMW Série 3, et maintenant la nouvelle Audi A4 qui semble mettre tout le monde d'accord en termes de comportement.

Le problème de la Laguna est plutôt qu'elle est à la traîne de ses concurrentes, malgré une bonne volonté évident en termes de qualité. Le degré de finition est à des encâblures des allemandes, les motorisations plafonnent à 170/175 chevaux pour l'instant, la ligne de la berline est à la fois tourmentée et baroque.

Même si le gros des ventes dans ce segment se réalise avec des versions plutôt sages, les gammes ont besoin de vecteurs d'image pour s'imposer commercialement. Et comme vecteur, on ne fait guère mieux qu'une ligne valorisante, des prestations apte à faire rêver, et une singularité vous plaçant franchement au-dessus de la mêlée : qualités des motorisations conjuguée à l'économie de carburant chez BMW, tenue de route désormais sur les Audi de dernière génération.

Du côté français, seul Citroën semble avoir saisi à quel niveau de jeu il faut désormais se situer. Sa nouvelle C5 en est la preuve. Alors qu'elle n'arrivera dans les concessions qu'au printemps, sa ligne fait déjà tourner les têtes. Ceux qui comme votre serviteur ont pu l'observer « en statique » ont été impressionnés par sa finition vraiment à l'allemande. les happy few qui ont pu la conduire en avant-première (j'attends mon tour, avec impatience) parlent d'un niveau de confort sans équivalent dans la catégorie. Et en plus, on nous annonce des prix très compétitifs.

Renault a tou intérêt à revoir vite sa copie sur la Laguna. Ou a tout miser, façon Volvo, sur le break qui, au moins, possède une identité esthétique. Mais cela ne suffira peut-être pas…

Publié par Arnaud à 20h06 | Commentaires (31)

06 février 2008

Chevrolet Captiva : le confort en low cost

Amoureux des américaines, j'avoue être resté un peu sceptique lorsque j'ai vu arriver en France la nouvelle gamme Chrvrolet, que General Motors a positionnée en low cost, avec des modèles d'origine coréenne (Daewoo)rebadgés. Tant et si bien que, je l'avoue, j'ai un peu traîné des pieds avant de me glisser derrière le volant des haut de gamme susceptibles d'intéresser les lecteurs de L'Entreprise. j'avais tort. Le SUV Captiva a de vrais arguments à faire valoir.

Argenteuil, un (petit) matin de début février. Au siège de General Motors France, Je récupère l'essai de la première Chevrolet « à l'européenne » : le SUV Captiva, que l'on a remarqué sur de nombreuses pubs et que l'on commence à voir régulièrement sur les routes.

Dès l'ouverture de la portière, première (heureuse) surprise. Vu le positionnement low cost de la gamme, je m'attendais à un véhicule des plus basiques, et je me retrouve à bord d'un vaste 4X4 de loisirs, avec intérieur cuir, toît ouvrant, deux sièges supplémentaires à l'arrière très faciles à mettre en place pour une configuration 7 pasagers, et un système audio GPS dernier cri.
Contact, le 4 cylindres turbodiesel de 150 chevaux s'ébroue avec bonne humeur. Il est couplé à une bîte auto elle aussi pleine de bonne volonté.
Démarrage, premiers kilomètres, puis d'autres… puis beaucoup plus au long d'un week-end de tests. Le bilan est assez bluffant : cette économique s'avère une familiale très agréable, malgré un confort parfois un peu « sec (pneumatiques et sièges), toujours d'attaque et sécurisante. je m'attendais à un comportement plus ou moins bien dégrossi. Il est digne des SUV de la dernière génération, qui ne prennent pas la route à la légère. Les principaux défauts sont la finesse du volant et le léger flou de la directionau point milieu.

Rien de rédhibitire par rapport à la concurrence. Surtout lorsque l'on regarde le prix. en fill options, mon destrier atteignait à peine les 35 000 euros. En termes de rapport budget-prestations, les Toyota Rav 4, Honda CR-V ou Land Rover freelander 2 peuvent rouler tranquilles. Mais pour les Peugeot 4007, Citroën C-Crosser ou même le Hyundai Santa Fe, voila un nouveau venu bien encombrant…


Publié par Arnaud à 20h22 | Commentaires (0)