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10 décembre 2007

Eco-pastille automobile : êtes-vous prêt à rouler « vert » ?

L'éco-pastille automobile annoncée en fin de semaine dernière par le gouvernement va changer sérieusement la donne du marché automobile, pour les particuliers, mais aussi pour les entreprises, ô combien.
L'impact budgétaire de cette mesure -s'ajoutant à celui de la taxe sur les véhicules de société, elle aussi conditionnée pour partie par la taille et les émissions polluantes des véhicules- ne peut qu'inciter les dirigeants à y réfléchir à deux fois avant de choisir leur voiture statutaire, ou celle de leurs collaborateurs.
La mesure deviendra effective dès le 1er janvier. C'est le moment de vous exprimer.

La note va être salée. Pour certains : tous ceux qui sont adeptes du 4X4 ou des berlines traditionnelles de grosse cylindrée. Les automobilistes qui, à partir du 1er janvier 2008, achèteront un véhicule émettant plus de 160 mg de CO2 au kilomètres seront assujettis à une taxe dont le montant variera en fonction du niveau de pollution du véhicule.

Et cette variation sera du genre exponentielle. De 200 euros pour un modèle dépassant de justesse la barre fatidique des 160 mg à 2 600 euros pour les hauts de gamme comme les berlines équipées de motorisations un peu généreuses ou encore les 4X4. Difficile d'acquitter une telle facture supplémentaire sans sourciller. D'autant que d'un autre côté, les véhicules les plus rasionnables en termes d'émissions polluantes bénéficieront, eux, d'un avantage sonnant et trébuchant : de 200 euros, là encore pour des berlines compactes équipées de moteurs peu gourmands et dotés avec filtres à particules, jusqu'à 1 000 euros pour les petits « chameaux » urbains comme la Fiat 500.

Mine de rien, l'impact sur les flottes d'entreprise risque d'être important, car certaines voitures au positionnement marketing légèrement décalé par rapport aux stars actuelles du marché pourraient tirer leur épingle du jeu. Prenez la Citroën C4, qui peut désormais vous garantir un bonus « vert » grâce à ses motorisations Hdi FAP, tout en vous offrant un confort supérieur aux normes de la catégorie si vous l'achetez en configuration « full options ». Elle devient une alternative d'autant plus crédible à certains milieux de gamme. Idem chez Renault, où entre une Mégane et une Clio III, il n'y a plus vraiment photo. Et si vous êtes adepte de Volkswagen, vous regarderez peut-être la Polo de plus près, avant d'investir dans une Golf Tdi classique…

Les jurés de notre Grand Prix de la voiture de PDG de l'année ne s'y sont pas trompés en couronnant la Mercedes Classse C, notamment en raison de sa facture « verte » raisonnable. De plus en plus, la voiture du dirigeant aura sans doute ce genre de gabarit, et d'émissions polluantes. Question de respect, de l'environnement… et du budget de l'entreprise…

Et vous, commencez-vous à faire ce genre de comptes en vue de votre prochain investissement « auto » ?

Publié par Arnaud à 14h11 | Commentaires (3)

06 décembre 2007

Maserati Gran Turismo : déjà Noël en Italie

Il y a quelques jours… J'étais invité à la présentation de la Maserati Gran Turismo, en Italie (avec au passage escapade aux chantiers nautiques Riva, pour une overdose de chic transalpin). Quel dur métier. Mais oui, c'est dur. Car drame : mes obligations au sein de notre journal préféré ne me permettaient pas d'aller savourer ce nectar italien pour vous en donner des nouvelles…

Mais à L'Entreprise, on n'abandonne pas comme cela. Mon copilote, Philippe Flamand, rédacteur en chef du magazine, aussi passionné d'autos que moi (non, ce n'est pas un critère de recrutement !) et essayeur chevronné lui aussi, a lui réussi à réorganiser son planning pour se rendre en mission sur les terres de la firme au trident.

Les Maserati, j'en rêve presque tous les soirs depuis que je suis petit. Cela ne s'est pas arrangé depuis que j'ai conduit les modèles de la nouvelle génération, concntrés de plaisir our tous les sens. Visiblement le nouveau coupé 2+2 est digne de la marque. Pour Philippe, c'est « du bonheur auto taille XXL ». Mais lisez plutôt ce qu'en dit mon fidèle compagnon de route, devenu un vrai tifoso au retour de ce reportage TGV.

« Rien à faire, elle ne veut pas glisser…. ». Et ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé… Sur les petites routes sinueuses de Toscane, entre Pise et Sienne, je suis provisoirement co-pilote d’un confrère qui tente vainement de pousser le monstre dans ses retranchements. Elle, c’est la nouvelle Maserati Gran Turismo.

Ciel azuréen, plein soleil, mais chaussée piégeuse. Le froid, l’humidité et les feuilles mortes sont autant de risques de sorties de piste pour le bolide. Qu’à cela ne tienne, le Maserati Stability Program (MSP) joue parfaitement son rôle. En cas de perte d’adhérence, il « réduit le couple moteur, active les freins et stabilise la voiture en quelques secondes (fonction MSP) » dixit le dossier de presse. Il empêche « le blocage des roues au freinage (fonction ABS) », « distribue la force de freinage entre les essieux avant et arrière » pour éviter le blocage des roues (fonction EBD) », interdit « le patinage des roues motrices en améliorant la traction sur les surfaces faiblement adhérentes (fonction ASR) », et rend impossible tout blocage des roues motrices « pendant les changements de rapport (fonction MSR) ». Ouf ! Même en mode sport (qui affermit la suspension, assouplit le contrôle MSP et joue sur la course de l’accélérateur) la sécurité reste totale. Un grand bonheur à des vitesses évidemment prescrites par la loi…même en Italie.

Seul reproche la – relative - paresse au freinage (4 disques ventilés avec étriers à 6 pistons à l’avant et 4 pistons à l’arrière) qui met parfois quelques fractions de seconde de trop à ralentir la masse imposante (1,880 tonne) de l’engin. Pour le reste c’est Byzance.

Ce coupé GT conçu pour le marché américain et ses autoroutes à vitesse très limitées est une pure merveille de provocation. Esthétique d’abord avec une ligne tout en rondeurs qui séduit au premier regard. L’habitacle est bien sûr outrageusement luxueux (même si certains commodos en vulgaire plastique font tâche dans le décor….) et suffisamment spacieux à l’arrière pour accueillir sans problème deux adultes (de petite taille). Le style sensuel de la belle s’inscrit sans rupture dans la tradition de la marque au trident.
http://www.granturismoisback.com/index.html?lang=fr

En conduite « pépère » sur autoroute (attention on flirte tout de même très rapidement avec les 200 au compteur, en passant de 0 à 100 km/h en 5,2 secondes) l’ambiance est très grand tourisme : fermeté des sièges et de l’amortissement à l’Allemande, silence, parfaite tenue de route. Au bout du pied une réserve de puissance qui paraît infinie : moteur V8 à 90°, 32 soupapes, 405 chevaux à 7 100 tours avec en prime une musique éblouissante délivrée par les quatre sorties d’échappement. Bien sûr tout cela coûte cher (114 280 euros) et consomme (beaucoup) d’essence. Mais quand on aime vraiment on ne compte pas….

Publié par Arnaud à 21h31 | Commentaires (1)

05 décembre 2007

Cadillac : la CTS Voiture de l'année aux Etats-Unis

Vous savez déjà tout le bien que je pense de la nouvelle Cadillac CTS.
Dans sa version 3.6, équipée d'un 6 cylindres à injection directe dépassant les 300 chevaux, elle m'a enchanté lors de sa présentation sur route au Portugal. Elle m'a de nouveau convaincu lors du moment de vérité que fut son essai sur circuit pour notre Prix de la Voiture de PDG de l'année, où le jury lui a décerné son prix « Coup de cœur ».

Nous ne sommes pas les seuls à être sous le charme. La CTS vient en effet d'être élue voiture de l’année 2008 aux Etats-Unis par nos confrères de Motor Trend, la référence de la presse magazine auto outre-Atlantique.

Dans Motor Trend comme chez l'ensemble des journalistes essayeurs, on retrouve les mêmes points forts pour cette voiture qui redore le blason de General Motors : design, niveau technologique, tempérament des motorisations, et par dessus tout son comportement, digne des meilleures berlines sportives européennes. Et comme le monde est parfois bien fait : cette réussite se traduit en termes commerciaux : les ventes de la CTS ont progressé de… 75 % aux Etats-Unis au mois d'octobre.

Publié par Arnaud à 21h21 | Commentaires (1)