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18 septembre 2006

Cadillac : small is beautiful

Plus d'un amateur d'américaine était sceptique quand Cadillac a annoncé sa petite berline BLS. J'en faisais partie, j'avais tort. La pitchounette réussit le tour de force d'être parfaitement européenne et en même temps profondément différente. Et c'est peut-être en diesel qu'elle m'a le plus bluffé, c'est dire.

Vous voulez une voiture de cadre, pas trop ostentatoire, ni ruineuse, tout de même. Mais les BMW Série 3, Audi A4 u même Alfa 159 vous semblent décidément bien banales ? Cadillac a ce qu'il vous faut. Sa berline BLS a le gabarit des stars européennes ci-dessus. Mais un style éminemment « ricain », grâce à un air de famille parfaitement assumé avec le quatuor CTS, STS, SRX et XLR qui a marqué le renouveau de la marque.

La plateforme elle, oublie l'héritage : elle est plus proche de celle d'une Saab 9-3 que d'une Cad' Eldorado d'antan ! Tant mieux, car on se retrouve au volant d'une traction avant compacte, très rigoureuse dans son comportement, et plutôt nerveuse en termes de performance.

Pas très surprenant quand il s'agit du haut de gamme essence, un V6 2.8 de 255 chevaux au souffle réconfortant, même s'il n'a pas le tempérament rageur d'un six-cylindres béhème, pas exemple, ni le côté rageur du 3.6 de la CTS.

Non, la vraie révélation, c'est le turbodiesel 1.9 de 150 chevaux bien connu chez Opel et Saab, et disponible ici avec une boîte auto 6 rapports à commande séquentielle qui change tout par rapport aux sensations de conduite procurées par une Astra par exemple. Ce bloc possède, on le sait davantage d'énergie que de classe. Mais avec cette BVA, il se domestique, quand on est en position drive, ou devient plus finement sportif, si on bascule en mode séquentielle. Une pression sur les palettes situées derrière le volant permet dalors e se trouver toujours au régime moteur optimal, et de profiter pleinement d'un couple moteur à décorner les bœufs.

Dernière satisfaction : les tarifs ! Come d'habitude chez Cadillac, ils sont des plus compétitifs : à partir de 27 890 euros pour l'entrée de gamme essence, de 36 150 pour le V6 2.8, et de 28 650 pour le diesel. C'est sensiblement moins que les concurrentes allemandes, en particulier (alors que la finition, cette fois, est au niveau). On peut même s'offrir le GPS proposé en accessoire (2 000 euros) en réalisant encore une bonne affaire…
http://www.cadillac-bls.com/Default.aspx?lang=fr&iso=FR&page=8

Publié par Arnaud à 22h34 | Commentaires (0)

04 septembre 2006

Dodge : retour en fanfare

Dodge a fait son grand retour en France cet été avec sa Caliber. Une famliliale qui a bien bien d'autres arguments à faire valoir que son grand méchant look. Outre-Atlantique, l'offensive Dodge continue, avec la confirmation du prochain lancement de la Challenger.

C'est le second effet kiss cool, après la résurrection réussie de Chrysler sur le marché européen. DaimlerChrysler a donc décidé de faire renaître le blason Dodge. Synonyme de voitures sportives de ce côté-ci de l'Atlantique. Et également de bonnes affaires aux USA, où la marque représente traditionnellement l'entrée de gamme du groupe.
Pour un tel redémarrage, il fallait un modèle propre à marquer les esprits. C'est chose faite avec la Caliber http://www.dodge.fr/vehicles/caliber/caliber_index.html

Impossible de la louper dans le paysage uniformisé des compactes européennes. Est-ce un 4X4 ? Elle en a l'air, tant elle semble plus haut perchée que la moyenne. Est-ce une sportive ? On pourrait le croire, avec sa ligne de pavillon fuyante vers l'arrière et ses énormes roues annonciatrices de puissance ? Est-ce un monospace ? On pourrait s'y tromper car l'espace ne manque pas, ni les astuces de rangement. Est-ce une voiture de djeunes ? Elle se prête au jeu, avec son look sans concession, sa sono digne d'une rave et son partenariat avec la fédération de basket. Toutefois, on imagine sans peine que c'est plutôt du côté des trentenaires middle class, raisonnables mais désireux de rester cool qu'elle trouvera son vrai cœur de cible, comme en son temps la Chrysler PT Cruiser. Bref, c'est un savant mélange, nouvelle illustration de ce que les gens de marketing auto appellent un crossover, la star de la catégorie étant le Nissan Murano.

Et au volant ? Cette séductrice s'affirme très vite comme une bien agréable machine à rouler sans se prendre la tête ! En tout cas avec le moteur CRD développant 140 chevaux : il vous met à l'abri de toute mauvaise surprise ou chute de régime, tant sur autoroute que sur une départementale ou en ville.
Ayant emmagasiné plusieurs centaines de kilomètres au volant, je ne me suis pas ennuyé une seconde , et n'ai jamais eu de mauvaise surprise, en termes de tenue de route, liée au code génétique hybride de l'engin.

Le look un peu voyant ? On l'assume sans problème : la bête attire une curiosité bienveillante, mais jamais on n'a l'impression d'être pris pour un adepte du tuning un peu trop décomplexé. Vous passerez juste pour un père de famille qui ne se prend pas trop au sérieux…

« Oui, mais, la finition ?.. » . C'est vrai, elle a fait couler beaucoup d'encre chez mes confrères. Certes, on est plus dans une familiale un peu spartiate que dans une berline cossue. S'il fallait aller chercher une analogie, elle serait plutôt du côté des Hyundai devenues à juste titre des best sellers en milieu de gamme que de Mercedes. Certes, la banquette arrière est un peu raide. Mais dans la mesure où ses passagers seront souvent pourvus d'un rehausseur, où est le problème ? Ne jugeant pas les voitures à l'aune du rembourrage du tableau de bord, mais davantage pour leur agrément dans des conditions proches de la « vraie vie », je n'ai en tout cas eu qu'à me féliciter de la facilité d'usage (et d'entretien) de la machine. Même et surtout avec des juniors de 5 et 8 ans comme copilotes-essayeurs durant une partie de mes pérégrinations. Les seules choses qui se soient révélées un eu lassantes sont les bruits aérodynamiques au niveau des portières avant et la radio-cd vraiment « service minimum »…

Reste l'argument massue : le prix. Dans la meilleure tradition Dodge. A 15 990 euros le ticket d'entrée en essence, et 19 290 en CRD, la Caliber donne un grand coup derrière les oreilles aux familiales compactes françaises, allemandes ou japonaises. Elle fait même la nique au Hyundai Tucson. Alors, pourquoi se priver du plaisir de rouler différent ?

L'offensive Dodge ne va pas s'arrêter là. Le SUV Nitro arrivera au premier semestre 2007 sur le marché français. Les visiteurs du Mondial de l'automobile pourront le découvrir en détails.
Et pour la suite, faisons un rêve. Tom La Sorda, le Big Boss du groupe Chrysler, a confirmé que la Dodge Challenger, présentée voici quelques mois comme un concept car (voir ma note sur le sujet), serait fabriquée en série à partir de 2008. Elle sera réservée au marché nord-américain, précise la firme. Mais les avis peuvent évoluer, surtout en cas de triomphe commercial... Et puis, de toute façon, il y a de très bon spécialistes en France qui peuvent se charger de l'importantion et de l'immatriculation de véhicules exotiques. Donc, si le virus vous démange, il ne vous reste plus que deux ans à patienter.

Publié par Arnaud à 20h07 | Commentaires (2)

01 septembre 2006

Permis à points : à toute vitesse !

La délégation interministérielle à la sécurité routière a publié de nouvelles statistiques sur le permis à points. La vitesse est encore le premier motif de sanction. Et cela ne s'arrange pas. Petite revue de détail, à méditer avant votre prochain voyage.

Une grande majorité de conducteurs français ont levé le pied depuis que Nicolas Sarkozy a déployé les radars automatiquese t donné consine à la maréchaussée d'être moins souple avec les conducteurs en délicatesse avec les limitations de vitesse. Mais visiblement, ce n'est pas encore assez.
Près des deux tiers des points retirés en 2005 (et leur total a augmenté de 16 % en un an !) l'ont été pour excès de vitesse. Dans une grande majorité des cas, les conducteurs dépassaient de moins de 20 km/h le chiffre indiqué sur les panneaux environnants. Mais les dépassements de plus de 50 km/h ont largement augmenté en un an. Dérapage des conducteurs ou efficacité accrue du réseau de rardars ? Toujours est-il que dans la France d'aujourd'hui, c'est une inconséquence de plus en plus suicidaire. Le fait qu'en Allemagne, de telles vitesses restent légales sur autoroute, ne change définitivement rien à l'affaire…
A noter également : seuls 27 % des retraits de points concernent les femmes, mais leur part dans les statistiques s'accroît elle aussi. Le genre de marche vers la parité dont on se passerait volontiers.

Publié par Arnaud à 19h20 | Commentaires (10)

Pour vous mettre l'eau à la bouche…

J'ai profité de ces dernières semaines pour essayer quelques modèles sympathiques. Histoire de meubler notre automne, et de préparer ma présélection de la voiture de PDG de l'année, sur laquelle notre jury de chefs d'entreprise planchera en octobre -novembre, et que nous dévoilerons dans notre numéro de décembre.

Voici quelques unes des machines dont vous aurez des nouvelles à partir de la semaine prochaine :

- la Cadillac BLS , dernière née et poids plume de la gamme. Une américaine qui vient empiéter sur la chasse gardée des audi A4 et BMW Série 3. Non sans atouts. La version essence V6 2.8 (à partir de 36 150 euros) est onctueuse à souhait. Mais la 1.9 turbodiesel (à partir de 28 650 euros), surtout accolée à une boîte auto séquentielle à 6 rapports, est bluffante d'énergie et de souffle ;

- la Fiat Croma , une familiale décalée étonnante, mais bien agréable à l'usage, en configuration 2.4 turbodiesel 200 chevaux avec boîte auto (à partir de 24 400 euros) ;

- la 407 SW équipée du fameux six cylindres 2.7 Hdi (à partir de 35 000 euros) et qui s'apparente de plus en plus à une alternative break à la 607 ;

- la Lexus IS (à partir de 31 300 euros en diesel / 37 200 euros en essence), pendant japonais de la Cadillac BLS, qui me permettra de vous proposer dans notre numéro d'octobre un comparatif américano-nippon de ces berlines statiutaires très ambitieuses.

Si vous avez des idées ou vos propres expériences au volant de ces demoiselles, je me réjouis déjà de les lire.

Publié par Arnaud à 18h00 | Commentaires (0)