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16 août 2006
La Shelby GT 500 en vidéo... et avec un bonus !
Vous le savez, j'aime les américaines. Et à vous lire, je ne suis pas le seul… Sans doute avez-vous été ému(e)s vous aussi, cet été, par la présentation de la nouvelle Shelby Cobra GT500, basée sur la dernière génération de Ford Mustang. Un monstre de 450 chevaux (issus d'un V8 5.4 litres suralimenté…) qui réveille les séduisants fantômes des muscle cars des années 60-70.
Pour vous tous, voici donc un petit cadeau. J'ai déniché un site web américain où vous est proposée une video de cette belle bête, vrombissant allègrement pendant quelques runs sur ce que je soupçonne d'être un tronçon du circuit de Detroit.
Cerise sur le gateau : savez-vous qui est au volant ? M. Carroll Shelby lui-même. Oui, oui, ce bienfaiteur de l'humanité, enfin des monomaniaques des V8 survitaminés, à qui nous devons notamment la glorieuse lignée des AC Cobra, ou la Mustang de Steve Mc Queen dans « Bullit ».
N'attendez plus : http://www.edmunds.com/insideline/do/Features/articleId=105085).
Puis, revenez me parler des sensations que ce clip, et cette voiture pas comme les autres, vous inspirent...
Publié par Arnaud à 0h00 | Commentaires (2)
15 août 2006
Haut de gamme : Honda en quête d'une nouvelle Legend
Honda entend ne pas laisser à Lexus, alias Toyota, le monopole des offres alternatives japonaises, en haut de gamme. La Legend, appellation contrôlée des grandes Honda, va donc faire son retour cet automne en France. La fiche technique est impressionnante. Même si pour l'instant elle ne prévoit pas de diesel.
Depuis quelques années, Honda avait déserté le segment du haut de gamme en Europe, laissant à l'Accord et ses moteurs quatre cylindres le rôle de vaisseau amiral de la gamme française. Avec le lancement de la nouvelle Acura (marque haut de Honda aux Etats-Unis, comme Lexus pour Toyota) RL outre-Atlantique, l'an passé, les amateurs de Honda attendaient qu'une nouvelle grosse Honda arrive sur nos routes (http://www.forum-auto.com/sqlforum/section1/sujet343384.htm). Le moment est venu.
La Legend sera dans les concessions cet automne. Conformément à la tradition Honda, c'est une vitrine technologique, dont le dernier salon de Genève nous a donné un avant-goût. Cela commence avec son moteur V6 3,5 litres VTEC, développant 295 chevaux. Ajoutez à cela une batterie d'aides à la conduite. Et on peut espérer un confort digne de la précédente légende, une référence. Mais le clou du spectacle est le nouveau système de traction intégrale.
La nouvelle transmission quatre roues motrices, baptisée SH-AWD (super handling all wheel drive) fait varier le couple non seulement entre les roues arvant et arrière, mais également de manière très fine entre les roues arrière droite et gauche. Honda nous promet un comportement beaucoup plus vif et sûr en même temps qu'avec un « traditionnel » ESP. ET désigne ainsi clairement sa cible : la transmission Quattro qui fait des Audi les meilleures machines à rouler « tout temps » du marché.
Le prix ? IL serait d'un peu plus de 55 000 euros, et donc (très) compétitif, à équipement équivalent, par rapport à une Audi A6 3.2 FSI, une Mercedes E 350, ou même une BMW 540i. La moindre des choses, quand on est en position de challenger sur un marché aussi conservateur que celui des berlines « statutaires ».
Le point noir est néanmoins l'absence de diesel. La Legend/Acura ayant été conçue originellement pour les Etats-Unis, ce goût exclusif pour le sans plomb n'est pas une surprise. Il serait dommage que les choses n'évoluent pas. D'autant que les ingénieurs Honda ont prouvé leur savoir faire en matière de « mazout », avec leur 2.2 Cdti considéré comme le meilleur moteur de sa catégorie. Alors, faisons brûler quelques cierges. même si rien ne filtre, au Japon, qui puisse nourrir ces espoirs…
Publié par Arnaud à 15h46 | Commentaires (1)
14 août 2006
4X4 familiaux : Hyundai a tout compris
Le hasard fait bien les choses. Le temps qui passe aussi. Les deux combinés peuvent vous permettre de mieux apprécier une voiture que vous aviez essayée un peu en coup de vent. Cela m'est arrivé cet été avec le Hyundai Tucson. Agréable à l'œil, il s'avère redoutablement convaincant à l'usage. Quant au nouveau Santa-Fe, il fait déjà des ravages commerciaux. A juste titre
Sans l'un de mes loueurs de voitures habituels, je n'aurais peut-être jamais repris le volant d'un Hyundai Tucson. Pour partir en vacances avec mon amie et nos enfants respectifs, j'avais réservé un monospace compact. Et en arrivant à l'agence, plus de VW Touran, encore moins de Scenic, et le Zafira, ce sera pour la prochaine fois ! Pas content contre M. Europcar, j'étais… Mais finalement, merci je lui dit ! Car il m'avait aimablement attribué un Hyundai Tucson (en plaques néerlandaises, coôincidence ou super-coup de chance ?).
Première bonne surprise : l'habitabilité. Conditionné par quelques années de monospaces, je craignais de manquer de place pour ma tribu et nos (nombreux) bagages dans ce « petit 4X4 ”. Mais au moment du chargement, tout entrait dans la jolie caisse carrée du Tucson. Et plus facilement même que dans les familiales dont j'ai l'habitude. Et nous voila parti pour deux srmaines de pérégrinations familiales (entrecoupées de quelques essais professionnels dont je vous reparlerai), où le Tucson m'a carrément bluffé. D'autant qu'il était en configuration entrée de gamme.
Certes, avec 136 chevaux sans turbo, le Tucson essence n'a rien d'un foudre de guerre. Mais comme je me suis durablement adapté à la conduite « génération Sarkozy», cela ne me dérange plus. Tout ce que je demande est un engin qui s'inscrive sans peine dans la circulation, avale les kilomètres sur autoroute avec constance; ne réserve pas de mauvaise surprise sur départementale ou sur le mouillé, à l'abri des petits pépins d'équipements électroniques si fréquents sur les françaises de milieu de gamme (surtout quand le thermomètre dépasse les 30-35°), et dont les revêtements intérieurs résistent aux assauts quotidiens d'enfants de 8,7 et 5 ans en vacances. De tout cela, le Tucson s'aquitte avec une maîtrise constante.
Les défauts ? En cherchant bien, je citerai l'autoradio vraiment bas de gamme, avec un tuner dont la fonction RDS est en fait théorique), un cache bagage arrière pas très pratique, une autonomie insuffisante par la faute d'un petit réservoir. Et des pneumatiques Hankook dont on sait qu'ils sont en retrait par rapport à des Michelin par exemple. Mais cela se soigne, quand on est le propriétaire de l'engin…
Je pensais que cette sérénité était réservée à la version « tiptop » 4X4 turbodiesel (à partir de 27 670 euros) e 4X2 essence lui non plus n'a rien à craindre de la concurrence. Sachant que le prix d'entrée est à peine de 22 000 euros (21 550 très exactement), on comprend pourquoi le petit Tucson fait de plus en plus d'adeptes. Y compris parmi les chauffeurs de taxis. En général, c'est un signe qui ne trompe pas.
Plus haut en gamme, Hyundai est d'autant mieux placé pour gagner des parts de marché que son dernier Santa-Fe, lui, vient semer le trouble, non seulement parmi les 4X4 de loisirs, mais aussi parmi les familiales. Car il est proposé en version 7 places (35 550 euros en haut de gamme Pack Luxe). Nos confrères de L'Auto-Journal l'opposaient cet été au Renault Espace. Bien vu. Tout comme le Tucson, ou le Toyota Rav4 (voir ma note sur le sujet), ce SUV sauce asiatique est parmi les offfres les plus intéressantes pour le père (ou la mère) de famille souhaitant rouler cool, mais en préservant un peu d'originalité et de plaisir.
Publié par Arnaud à 15h00 | Commentaires (0)
11 août 2006
Les (bonnes) voitures ne meurent jamais
Certains modèles semblent résister mieux que d'autres au temps qui passe. Et cette longévité n'est pas l'apanage des supercars. La preuve avec la Saab 9-5, dont on aurait presque envie, par pudeur, de taire la date de lancement, dans les années 90. Elle est toujours au catalogue, accueille même sous son capot un nouveau moteur diesel… Et en termes de prestations n'a toujours pas à rougir face à la concurrence. A (re)découvrir.
Bientôt 10 ans qu'elle est sur le marché… Pour bon nombre de modèles cela signifierait la fin des haricots. A la limite de l'humiliation face à une concurrence plus séduisante, plus puissante, plus sure, plus richement dotée en équipements. Selon la loi d'airain de l'évolution des espèces, appliquée à l'automobile. La Saab 9-5, elle, fait de la résistance.
Un peu à son corps défendant, remarquez. On attend son remplacement depuis quelques années déjà… A priori il ne faut guère y compter avant 2008, et encore. Les finances de General Motors étant au plus mal, les investissements concernant la marque suédoise se limitent au minimum vital. En l'occurrence, un lifting de la calandre de la 9-5 voici quelques mois.
Censé être inspiré par le dernier concept-car de la marque, il n'ajoute au final pas grand chose à l'élégance de la grande suédoise. les mauvaises langues parlent même de futurisme au rabais. Les fans de Saab s'en remettront. Les profanes, eux, risquent fort de ne même pas s'intéresser à cette vraie-fausse nouveauté. Ils auraient tort. Car au volant, la 9-5 ne fait pas son age.
• En matière de comportement routier, la 9-5 est depuis son lancement, l'un des engins les plus homogènes de sa catégorie. Elle le reste, d'autant que les trains roulants ont subi, à l'occasion du restylage, quelques réglages améliorant sa vivacité. Qui rime donc ici avec sécurité, active, grace à la tenue de route, et passive : la vieille 9-5 fait partie du cercle encore fermé des voitures ayant obtenu 5 étoiles aux crash-tests Euro-NCAP. Sachant que le châssis est « calibré » pour aborber jusqu'à 280 chevaux, il affiche une sérénité à tute épreuve avec les 150 chevaux de son nouveau propulseur Tid 150 chevaux.
• Ce moteur est la vraie bonne surprise. Né chez Opel, il s'y est fait remarquer par son tonus, mais aussi par sa sonorité tout sauf mélodieuse. Les ingénieurs Saab ont optimisé l'insonorisation. Cela permet de profiter sereinement de sa puissance, décidément impressionnante, puisqu'il réussit à animer de façon très convaincante une caisse plus lourde que toutes celles où il avait été jusqu'alors placé. La 9-5 propose du coup un rendement des plus intéressants sur le plan budgétaire (prix d'achat et consommation).
• Le prix ? A partir de 32 850 euros en carrosserie break, alias Estate. C'est beaucoup plus abordable que la grosse 9-5 à moteur 6 ylindres diesel de 180 chevaux, très compétitif par rapport aux concurrentes suédoises ou allemandes de même gabarit, certes plus logeables, plus sophistiquées et mieux cotées. A titre de comparaison, on est dans les parages d'une Volkswagen Passat SW Tdi 140 chevaux. Plus moderne, plus recherchée, mais sans l'écusson ni l'esprit Saab.
Vieil admirateur de la marque suédoise, et accro aux voitures pas comme les autres, je sais où irait ma préférence. Et vous ?
Publié par Arnaud à 13h30 | Commentaires (2)