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29 juin 2006

Corvette Z 06 : quand les américaines se déchaînent

Emotion en direct live : vous êtes au volant d’une voiture et vous savez que vous êtes en train de vivre une expérience qui va vous marquedr durablement. C’est ce que j’ai vécu récemment en essayant la Corvette Z 06. La plus puissante jamais produite (505 chevaux !). La plus grisante aussi.

Vous le savez maintenant, j’aime les américaines. Les vraies. Celles qui ont un look et une conception mécanique, avec un moteur V8 de 5 litres au moins comme pierre de touche, vous garantissant votre dose massive d’Americana. En clair : un couple énorme dès les plus bas régimes, un vrombissement du genre « Je déborde de chevaux et j’assume », une carrure massive façon quaterback près pour le Superbowl… De ce point de vue, depuis plus d’un demi-siècle, le fin du fin, le truc ultime, c’est la Corvette. America’s car, l’a-t-on surnommée outre-Atlantique. J’en suis fan depuis que je suis tout petit, et c’est le cœur battant que je me suis rendu chez nos amis de Cadillac-Corvette France, qui ont bien voulu me confier quelque jour la dernière-née de la lignée. Une déclinaison ultra-sportive de la génération C6, baptisée Z 06. Mais sa véritable identité est dévoilée par des petits monogrammes sur le ailes avant : 505 HP. Eh oui, voilà la plus sportive des américaines qui franchit la barre des 500 chevaux, grâce à ses 7 litres de cylindrée.
→ Vous reprendrez bien un peu de légende ? Je suis déjà prêt à parier que dans l’histoire de la Corvette, on parlera vite de cette Z06 avec autant de tremolos dans la voix que pour la légendaire Stingray de 1963. Car cette american idol de 2006 a tout : la ligne, la mécanique, capable de rouler et repartir énergiquement sur un filet de gaz, à l’américaine, mais aussi de monter en régime rageusement, presque comme une italienne, et même la facilité de conduite. En tout cas pour un engin .à la puissance fondamentalement déraisonnable.
→ Cheval sauvage : c’était l’impression que m’avait laissée la Corvette C6, avec ses 400 chevaux « seulement » qui m’avaient très ludiquement (pour moi, moins pour le passager !) fait partir en survirage à chaque accélération un peu forte en sortie de virage serré, l’essayeur craignait un peu de passer un week-end digne d’un professionnel du rodéo. Que nenni. Cette Corvette a réussi à devenir toujours plus puissante, et en même temps facile à dompter, tout en vous offrant 10 fois plus de sensations que 95% de la production mondiale.
→ Certes, mieux vaut savoir conduire une propulsion, quand vous vous retrouvez sous une pluie battante sur une départementale, que les énormes roues ne demandent qu’à se transformer en planches de surf et qu’il vaut mieux ne pas laisser la bride sur le cou aux chevaux déboulant dans votre dos. Mais même si elle préfère le temps sec, cette beauté ravageuse n’a rien d’une capricieuse. Elle se mérite, c’est tout. Mais ensuite, on n’a plus envie de la quitter.
→ Le budget ? Le ticket d’entrée eest cher en valeur absolu : 82 250 euros. C’est sensiblement plus que la C6. Mais l‘écart en prestations est plus spectaculaire encore, bien au-delà des 105 chevaux d’écart. Et surtout, si on compare à d’autres supercars de plus de 500 chevaux, soit plus prestigieuses (Ferrari F 430 : autour de 150 000 euros ), ou plus exotiques encore (Lamborghini Murcielago : Yplus de 140 000 euros) on se dit que cette Corvette a tout d’une (très) bonne affaire. Le low cost du coup de folie, quoi ! Moi, le concept me séduit. Et vous ?
(Lire également l'essai et un bilan chiffré dans L'Entreprise de juillet-août, en kiosque le 4 juillet)

Publié par Arnaud à 2:00 PM | Commentaires (11)

21 juin 2006

Land Rover Discovery : vraiment au top en diesel

Je dois vous confesser une chose : il m’arrive d’avoir des idées reçues. D’après l’une d’entre elles : le meilleur des Land Rover Discovery, puisqu’il est l’héritier direct du Range Rover originel, ne pouvait avoir qu’un V8. J’ai donc tardé à prendre en main, sur longue distance, un Disco turbodiesel. J’ai eu tort : à l’usage, c’est lui qu’il faut avoir.

Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, selon le vieil adage. Tant mieux pour moi. Car je viens de réviser mon jugement sur le Land Rover Disvovery. J’avais gardé un souvenir un peu mitigé de la version V8, regrettant notamment une discordance entre son châssis plutôt placide et son moteur d’origine Jaguar, aux 299 chevaux plutôt joueurs. J’avais donc un léger a-priori en montant à bord d’un Disco 3 en version turbodiesel, que je n’avais que fugacement pris en main. Mais au fil d’un bon périple, sur terrain cvariés, j’ai été bluffé. Bon sang, mais c’est bien sûr, c’est dans cette configuration que le baroudeur (de luxe, quand même) anglais donne sa pleine mesure.
→ A force d’aller chercher du haut de gamme pour faire rêver les dirigeants d’entreprise qui nous lisent, je suis tombé dans le piège de la surenchère. Pas très british, j’aurais dû y pênser. Le Land préfère les solutions simples, si leur supériorité est évidente. C’est le cas ici. La rondeur et l’énergie inépuisable des 190 chevaux dopés au gazole, la pointe de noblesse procurée par sa motorisation 6 cylindres (là où un Nissan Pathfinder mise sur un 4 cylindres), conjuguées à un châssis imperturbable en toutes circonstances, et à un habitacmle aussi vaste que cossu en font une remarquable machine à rouler. Et le plus abouti des 4X4 sept places, (en attendant l’Audi Q7, même c’est plus cher, et à tester en hors piste).
→ Le Disco dévore l’autoroute avec constance, surtout aux vitesses légales en France. Il est à l’aise sur départementales, avec la capacité de dépasser sans souci. Et en tout terrain, conformément à la tradition familiale, il est souverain. Pouvoir gravir une côte escarpée, défoncée et pierrailleuse, en famille, avec l’impression d’être assis dans le fauteuil en cuir de son salon chesterfield est une sensation dont on ne se lasse pas.
Prix : à partir de 40 500 euros

→ P.S. : Ah oui, si j’ai repris en main ce Disco, c’est pour un comparatif avec le tout nouveau Jeep Commander. Un autre engin intéressant. Vous en saurez plus bientôt. Et pour le face à face, rendez-vous dans L’Entreprise de juillet.

Publié par Arnaud à 10:25 AM | Commentaires (2)