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18 mai 2006
Taxe sur les véhicules de société : la facture allégée… Quand ?
Le gouvernement a proposé quatre mesures pour alléger la taxe sur les véhicules de société qui a fait couler tant d'encre, et à juste titre, sur ce blog et dans tout le monde des entreprises. La facture, de fait, pourrait être moins lourde. Mais quand ces nouveautés entreront-elles en vigueur ? Ce n'est toujours pas clair.
La réforme de la taxe sur les véhicules de société a du plomb dans l'aile. Et vous allez être nombreux à vous en réjouir, au vu du flot de commentaires, posté sur ce blog à propos du sésisme fiscal, comme l'a appelé notre expert Pierre-Yves Lagarde.
Le gouvernement vient de proposer des mesures censées, d'après le ministre du budget, Jean-François Copé, devraient rendre la TVS « indolore pour la plupart des PME ».
• Indemnités kilométriques : le seuil à partir duquel le fait de rembourser des IK assujettirait la société à la TVS passerait de 5.000 à 15.000 kilomètres. Différentes tranches seraient prévues : 25.000 kms, 35.000 kms et enfin 45.000 kms. Palier au-delà duquel l'entreprise devrait payer 100% de la taxe, au lieu de 20.000 kilomètres actuellement.
• Abattement fiscal : celui accordé aux entreprises assujetties à la TVS passerait de 10 000 à 15 000 euros.
• Etalement de la hausse : les entreprises disposeraient de trois ans pour « digérer » les nouvelles mesures. Elles pairaient un tiers de la TVS « nouvelle donne » cette année, deux tiers en 2007 et la totalité en 2008.
Ces mesures entreraient dans un projet de loi portant sur diverses dispositions d’ordre économique et financier examiné par le parlement en juin prochain. A défaut, il texte figurerait dans la Loi de finances 2007. Reste à savoir alors ce qui adviendrait pour la taxe due en 2006… Le gouvernement a annoncé la publication d'une instruction au bulletin officiel des impôts qui pourrait servir de vademecum aux entreprises en vue de la déclaration qu'elle doivent déposer pour la TVS, en octobre.
Mais on comprend que ce flou soit encore loin de faire l'unanimité chez les entrepreneurs. La CGPME s’est déclarée satisfaite des annonces de Bercy, elle demande néanmoins au gouvernement de rendre cette taxe déductible de l’impôt sur les sociétés. En revanche, le Medef juge ces mesures insuffisantes et continue de demander la suppression pure et simple de la taxe nouvelle.
Et si vous aussi repreniez le débat sur le sujet ?.
Publié par Arnaud à 10h05 | Commentaires (2)
02 mai 2006
Mazda-Subaru : deux sportives japonaises pas comme les autres
Japon, terre de contrastes. Ce pourrait être le titre d'un documentaire « Connaissance du monde » sur les sportives nippones. On connaissait les roadsters d'anthologie (Mazda MX-5, Honda S 2000, Toyota MR), les coupés survoltés (dynastie des Nissan Z jusqu'à la dernière 350 Z, Mazda RX-8, feue la Toyota Supra). Deux des marques japonaises les plus créatives ont récemment dégainé de nouveaux modèles singuliers.
Dans la famille Mazda, l'une des plus dynamiques de la production actuelle, je voudrais les sportives. Jusqu'ici, le choix se limitait ensuite à deux modèles quasi mythiques : la MX-5, le roadster le plus vendu dans l'histoire de l'automobile, et la RX 8, dernier moteur rotatif produit en série, et l'une des GT les plus passionnantes à conduire aujourd'hui, de surcroît à un prix canon. La filiale de Ford lance sa troisième voiture passion, avec la Mazda 6 MPS.
- Extérieurement, on dirait une version à peine haut de gamme de la familiale symbole de la renaissance de la marque, avec juste quelques ajouts aérodynamiques et des pneus généreux. Méfiez vous de l'eau qui dort. Sous le capot, le 4 cylindres 2 litres a été suralimenté et délivre maintenant 260 chevaux. Associé à une transmission intégrale, ce groupe motopropulseur place la Mazda 6 en challenger naturel, bien qu'inattendu, d'une Audi A4 Quattro 3.2 FSI, par exemple.
- Point faible de la japonaise, son moteur ne tient pas tout à fait la comparaison : vigoureux, mais manquant du tempérament noble , voire rageur, des références allemandes. En plus, il est accouplé à une boîte 6 à l'étagement imparfait, notamment en 3e-4e.
- Dommage, car côté châssis, les ingénieurs de Mazda ont une fois de plus réalisé; des prouesses. Vivacité, précision, le tout dans la sécurité. Même sur une départementale au bitume « gramouillé », la Mazda 6 va fort, sans imposer trop d'efforts à son conducteur, ni générer trop d'inconfort pour ses passagers. Résultat : une alternative intéressante pour ceux qui veulent une sportive tout-temps, pas trop chère, avec la discrétion en série.
A partir de 35 7000 euros
http://www.mazda6mps.com/fr/?flash=1
Quand on parlait de Subaru Impreza sportives, jusqu'à maintenant, on pensait immédiatement aux versions « rallye replica » de la berline nippone. Avec leurs 230 à 280 chevaux et leur look d'enfer, elles font les beaux jours de ceux qui souhaitent se prendre pour le rallyman Petter Solberg, et accessoirement le bonheur, depuis peu, de certaines gendarmes d'autouroute. Subaru a choisi de diversifier son offre, en lançant une déclinaison sport low cost de son modèle fétiche, équipée d'une version « double arbre à cames en tête » de son célèbre quatre cylindres à plat offrant tout de même 165 chevaux.
- Un cocktail étonnant. Si vous etes un fan des gadgets, passez votre chemin. L'aménagement intérieur est du genre spartiate et le moteur réclame d'être poussé à des régimes élevés, bien au-delà de 4 000 tours/minutes pour révéler son tempérament. Mais alors, la voiture se métamorphose. La janséniste se fait furieuse, et elle ravive des saveurs que l'on croyait perdues : celles des Alfa Romeo milieur de gamme d'antan, de la Giulia à l'Alfasud Ti, toujourss prêtes à offirir des sensations au conducteur aimant appuyer sur l'accélérateur et jouer du levier de vitesses (au passage, oubliez la boîte auto, inadaptée à un moteur aussi pointu…), même si, en définitive, il ne s'attire pas les foudres de la maréchaussée pour délit de grand excès de vitesse. Le plaisir se mesure au compte-tours, mais forcément au tachymètre.
- Atout supplémentaire de la japonaise : un châssis obéissant au doigt et à l'œil, grâce aux quatres roues motrices qui sont la signature traditionnelle de Subaru.En berline ou break, l'Impreza 2.0 R fait penser à une athlète qui ferait tout pour passer incognito dans la vie de tous les jours, mais n'attendrait qu'une occasion pour aller piquer un sprint. A moins de 25 000 euros, c'est une offre décalée qui mérite amplement qu'on y réfléchisse.
A partir de 21 800 euros (23 300 en Sport Wagon)
http://www.subaru.fr/lineup/impreza/model/20r.asp
Publié par Arnaud à 22h00 | Commentaires (3)