« février 2006 | Accueil | avril 2006 »
30 mars 2006
Nouveau Toyota RAV 4 : au-dessus de la mêlée
Toyota poursuit sa montée en puissance ! Le nouveau Toyota RAV 4 a la dure mission de succéder à un best seller, la star des SUV compacts. Plus grand, plus efficace, plus confortable, il a toutes les chances d'y parvenir.
http://www.toyota.fr/cars/new_cars/rav4/index.asp
Vous en lirez l'essai dans un prochain numéro de L'Entreprise. En attendant, quelques impressions de conduite.
L'essayeur automobile a tendance à être blasé. Mais là, quelques jours après avoir pris en main le Toyota RAV 4 « Génération 2006 », l'auteur de ces lignes s'avoue bluffé. La nouvelle Toyota est une sacrée surprise. Non pas dans le registre des sensations fortes, façon Range Rover Supercharged. Mais de par son homogénéité.
Le nouveau RAV 4 cumule l'agrément de conduite d'une routière énergique, à défaut d'être noble, l'habitabilité d'un monospace, et des facultés à s'aventurer sur les chemins de traverse, à défaut d'un vrai tempérament de franchisseur. C'est le genre de cocktail particulièrement délicat à réussir, mais si agréable dans la France automobile de 2006, dont le meilleur exemple jusqu'à présent, selon moi, était la Volvo XC 70.
Nos amis de Toyota avaient organisé ces essais officiels, dans la région de Carcassonne, avec leur minutie habituelle. Mes confrères et moi avons ainsi pu tester le RAV 2006 avec trois motorisations : 2.2 D4D de 136 chevaux, 2.0 essence de 152 chevaux associé à une boîte automatique (+ 1200 euros), et le fameux super diesel Clean Power de 177 chevaux. Le tout sur un terrain de jeu varié : l'autoroute Toulouse-Carcassonne, les départementales du pays cathare, et des chemins caillouteux à travers plateaux, coteaux et vignobles du Minervois.
Côté motorisation : pas d'hésitation. C'est du côté des turbo diesel qu'il faut aller chercher. Le 152 chevaux essence fait ce qu'il peut, mais l'offre « gazole » de Toyota est particulièrement impressionnante, chaque bloc ayant sa personnalité. Le 2.2 136 chevaux est une merveille de rondeur. Quant au 177 chevaux, passé 1 600 tours/minute, sa puissance et ses relances dépassent tout ce que l'on peut trouver dans cette catégorie, et même chez bon nombre de berlines plus puissantes…
Le concurrent le plus direct du RAV 4, le Nissan X-Trail a intérêt à se renouveler très vite. Quant au BMW X3, il a également du souci à se faire. Car franchement, entre un X3 2.0 d et un RAV D-Cat 177 chevaux, sauf à céder à la fascination de l'écusson « béhème », c'est la japonaise qui désormais est la référence. Le X3 ne justifie son statut qu'avec ses 3 litres essence et diesel. Mais à quel prix : Le ticket d'entrée est alors aux alentours de 43 000 euros, sans les options…
Les points forts
• L'efficacité du comportement routier.
• Le compromis confort-tenue de route.
• La vivacité des moteurs turbodiesel.
• Les prix (sans inflation par rappoprt à la génération précédente).
Les points faibles
• le hayon arrière s'ouvrant comme une porte de maison : inadapté aux parkings.
• La profondeur du coffre arrière : un peu juste pour ranger verticalement de grrandes valises.
• Le vide-poche réfrigéré avec son panneau coulissant actionné par bouton-poussoir : combien de temps tiendra-t-il ?
• Euh… Je crois que c'est tout.
Les tarifs
- 152 VVT-i : à partir de 26 990 euros (version haut de gamme VXE : à partir de 33 490 euros).
- 136 D-4D : à partir de 27 990 euros (version haut de gamme VXE : à partir de 34 490 euros).
- 177 D-4D Clean Power : à partir de 33 990 euros (version haut de gamme Pack Techno : à partir de 37 790 euros).
Publié par Arnaud à 18h12 | Commentaires (54)
27 mars 2006
Taxe sur les véhicules de société : A vous la parole !
La réforme de la taxe sur les véhicules de société aura au moins eu une vertu : libérer la parole des entrepreneurs !
Depuis ma précédente note sur le sujet, les commentaires pleuvent sur ce blog. Je ne résiste pas au plaisir de vous livrer ce cri du cœur d'Eric Pontlevoy, dernier intervenant de notre forum : « Mon entreprise a 18 salariés dont 11 font plus de 30 000 km/an avec leur propre véhicule. Montant de la TVTS par an: 26 500 Euros !!! Notre ministre est devenu fou !!! »
Eric Pontlevoy appelle à signer la pétition pour le rejet de la taxe lancée par la CGPME. D'autres en sont à un tel stade de « ras-le-bol » qu'ils parlent de délocalisation, d'autres encore détaillent les difficultés qu'ils rencontrent quotidiennement pour faire vivre leurs petites structures…
L'Entreprise a été le premier à soulever ce problème. Nous n'allons pas en rester là. Continuez d'alimenter ce blog.
Sachez, par ailleurs, que nous nous ferons l'écho de vos prises de position dans le numéro d'avril du magazine. Je vous tiendrai au courant de toutes les nouvelles idées que nous pourrions avoir afin de jouer notre rôle de médiateur entre vous et Bercy.
Lire également ma note du 16 mars sur le sujet et vos (nombreux !) commentaires.
…
A lire sur Lentreprise.com :
Taxe sur les véhicules de société : tout n’est pas perdu !
Voitures de fonction : faites vos comptes après le séisme fiscal
Publié par Arnaud à 20h25 | Commentaires (18)
General Motors : le monde à l'envers
Lu dans le dernier Newsweek : alors que GM est plus proche que jamais de la faillite aux Etats-Unis, le groupe, à commencer par ses marques les plus traditionnelles, Chevrolet et Buick, se porte à merveille en Chine. A méditer : des produits jugés obsolètes en Europe, aux Etats-Unis et Japon ne sont pas pour autant morts partout…
Dans son fief nord américain, General Motors ne sait plus quoi faire pour tenter de survivre sur un marché où ses concurrents états-uniens, japonais, coréens et allemands semblent bien décidés à faire un sort au brontosaure. Mais à Shanghaï, ces mêmes concurrents rament tant et plus derrière la vieille dame de Detroit.
GM vient de dépasser Volkswagen et est désormais le groupe qui vend le plus d'autos en Chine. Sachant que dans le même temps, la Chine a dépassé le Japon pour devenir le deuxième marché automobile du monde. La situation est d'autant plus impressionnante quand on sait que GM détient pas moins de 11,2 % du marché chinois. Symbole de sa réussite : Buick, moribonde chez elle, et auréolée d'un prestige intact dans l'empire du Milieu, où l'on n'a pourtant pas connu les âges d'or des Roadmaster ou autres Riviera…
Clé de ce succès : la stratégie commerciale. Alors que GM jouait les Leviathan à domicile, elle s'est montrée particulièrement agressive et proactive, sur le plan marketing, en Chine. Dans Newsweek, le président de GM Chine a beau jeu de souligner que ses marques offrent la gamme la plus étoffée du pays.
L'aboutissement de ce paradoxe ? Imaginons le de manière un tantinet provocatrice. Et si la logique pour GM était d'aller au bout de sa révolution copernicienne ? De ne conserver à la limite que des blasons de prestige (Corvette, Cadillac) ou des modèles porteurs d'image (Pontiac Solstice, Chevrolet SSR) aux Etats-Unis, pour concentrer tout son potentiel sur les marchés émergents. Irréaliste ? Quand on se bat pour la survie de son entreprise, ce n'est plus le moment d'avoir des a priori, vous ne trouvez pas ?
Publié par Arnaud à 19h00 | Commentaires (2)
21 mars 2006
Audi : le diesel au sommet… sur circuit aussi !
L'Audi R10 a remporté ce week-end les 12 heures de Sebring. Première course officielle, première victoire et exploit considérable : pour la première fois, un prototype à moteur diesel remporte une course de ce niveau. La R10 sera la star incontestée des prochaines 24 heures du Mans. Elle est déjà une sacrée leçon de marketing.
Audi veut être le premier constructeur à remporter les 24 heures du Mans avec un diesel… et est bien placé pour le faire, au vu de la démonstation réalisée par sa nouvelle R10, ce week-end aux 12 heures de Sebring. Cette extrapolation du châssis R8, qui s'est couvert de gloire au Mans, dotée d'un moteur V12 TDI de 5,5 litres de cylindrée et 650 chevaux, est une merveille de la technologie. Elle avait été présentée il y a quelques mois à Paris et vous pouvez toujours retrouver sa présentation, agrémentée d'une petite video où l'on entend rugir le fauve, sur un minisite web : http://www.audi.fr/actualite/r10.htm.
Cette aventure sportive prouve une nouvelle fois que le génie des dirigeants d'Audi ne se limite pas à la technique. Il est aussi et peut-être avant tout affaire de marketing. Car il est certain que la réussite de la R10 va être un formidable accélérateur des ventes pour les moteurs Tdi de la marque, notamment en haut de gamme. Plutôt bienvenu, alors que la firme aux anneaux vient de lancer un formidable 4,2 Tdi sur sa berline A8, ou compte sur son V6 TDI pour faire de son nouveau 4X4 de luxe, le Q7, un best seller. Les choses semblent bien parties pour ce dernier : plus de 4 000 commandes ont déjà été enregistrées en France et la grande question des Audi-men est maintenant de savoir comment faire en sorte que la production suive !
Ils sont décidément trop forts. Sacré challenge en perspective pour Peugeot, qui a également prévu de s'engager au Mans, dans les années à venir, avec un HDI de course. Mais Audi risque bien d'avoir d'ici là empoché la prime réservée aux pionniers. On fait le pari ?
Publié par Arnaud à 9h02 | Commentaires (1)
16 mars 2006
Taxe sur les véhicules de société : Bercy en marche arrière ?
La réforme de la taxe sur les véhicules de société, qui se traduit par un coup de bambou pour les entreprises, n'en finit pas de faire des vagues. Thierry Breton a-t-il pris la mesure du problème à force d'entendre les grincements de dents des entrepreneurs et loueurs de véhicules ? Il annonce en tout cas que Bercy réfléchit à la façon de «pouvoir limiter l'impact » de la nouvelle loi.
C'est à croire que les experts distingués peuplant les hautes sphères de Bercy n'avaient pas mesuré les conséquences de leurs actes. Dans un premier temps, la réforme de la taxe sur les véhicules de société a été présentée comme une mesure presque anodine. Un aménagement destiné avant tout à favoriser les véhicules propres. Le problème, c'était le deuxième effet kiss cool (ou en l'occurrence coup de boule !) dont l'expert Pierre-Yves Lagarde, notre partenaire, a révélé l'ampleur dans L'Entreprise du mois de février (n°242, rubrique Gérer, page 82). D'une part, le barème de la taxe a été considérablement alourdi. D'autre part, même si l'entreprise a renoncé aux voitures de société pour juste rembourser les frais professionnels de ses salariés selon le système des indemnités kilométriques, elle n'est plus sure d'échapper à la TVS ! Dès lors que les remboursements dépassent 5 000 kilomètres par an (on y est très vite, quand on travaille un tant soit peu en nomade), l'entreprise est assujettie à la TVS. Et pour bien enfoncer le clou, son impôt sur les sociétés se trouve également alourdi.
Pour mémoire, je vous rappelle les simulations chiffrées que nous avons réalisées avec Pierre-Yves Lagarde. Elle portent certes sur des modèles puissants, des voitures de dirigeants, mais elles révèlent le caractère implacable du nouveau système.
• Voitures de société : pour un véhicule d'un montant de 40 000 euros, la taxe passait de 2 440 euros en 2005 à 3 600 euros en 2006. Et parallèlement l'impôt sur les société passe de 813 à 1 200 euros
• Indemnités kilométriques : à raison de 20 000 kilomètres remboursés par an pour un véhicule de 16 chevaux, le surcoût, entre 2005 et 2006, est au total de 6 000 euros : 4 500 euros de TVS et 1 500 euros d'IS.
De nombreux représentants du monde de l'entreprise, dirigeants, experts comptables, et récemment la très officielle CGPME, ont tiré la sonnette d'arlarme depuis le vote du budget. D'abord un peu interloqué, le ministre vient donc d'entrouvrir la voie vers une nouvelle donne fiscale. mais sans engagement financier pour l'instant, ni la moindre précision de date. On sait juste qu'une « mission » est lancée, pour reprendre les termes de nos confrères des Echos. Toute la question est de savoir si cette mission aboutira avant la fin de cette année pré-électorale, ou si les entreprises devront bel et bien payer la facture 2006 sur la base prévue par la loi de finances…
Publié par Arnaud à 18h38 | Commentaires (72)
14 mars 2006
F1 : quelques leçons de management
Qu'est-ce qui fait une grande équipe de F1 ? De la technologie, de l'argent, des talents, de la chance, oui, bien sûr. Mais aussi des patrons. Les performances réalisées par Ferrari, Renault ou encore Williams au Grand Prix de Bahrein, dimanche, sont de véritables leçons de management. Sur la façon de surmonter une crise, ou de gérer la croissance.
Il y a quelques semaines, personne n'aurait mise un kopeck sur un retour de Ferrari au premier plan dès le premier grand prix 2006. On disait Schmacher « vieilli, usé, fatigué », l'équipe technique si meurtrie par les contre-performances de 2005 qu'elle serait incapable de rattraper Renault et consorts. Dans certaines organisations, ou dans la Scuderia d'antan, cela aurait déclenché psychodrames et réglements de comptes. Mais avec des managers comme Jean Todt et Ross Brawn, le patron de la technique et de la stratégie de course, pas question.
Plutôt que de se couvrir la tête de cendres ou de faire tomber la tête des autres, ces deux patrons d'exception ont ouvert les parapluies… et fermé des portes de Maranello pour redonner l'envie de gagner à leurs troupes. Humilité, réalisme dans l'acceptation de l'échec dès la mi 2005, anticipation optimale des nouvelles normes techniques, exploitation sereine du capital d'expertise et de confiance accumulé du temps des triomphes de 2000 à 2004, remise en question méthodique des faiblesses identifiées l'an dernier, serrage de coudes général, et refus d'entrer dans le petit jeu des polémiques d'intersaison.
Bilan : deux voitures en première ligne aux essais. Et en course le vieux Schumi, seul capable de faire jeu égal avec le fringant Alonso sous le soleil de Bahrein. Ceux qui pensent que dans un univers ultra-concurrentiel, on n'a pas droit à une seconde chance peuvent une fois de plus manger leur chapeau.
Même chose pour Williams : on disait l'écurie en bien fâcheuse posture, abandonnée par BMW, désertée depuis maintenant deux ans par les pilotes stars, enferrée dans le conservatisme technique de l'inamovible patron technique, Patrick Head. Mais Sir Frank Williams, qui s'y connaît en résilience depuis l'accident qui l'a rendu tétraplégique, voici vingt ans, a continué à tenir sa maison. Il a poussé ses troupes à concevoir une machine simple et fiable, à la Williams, pour être en embuscade derrière les fusées Renault, Ferrari, Honda ou MacLaren, en attendant que le business redevienne plus facile. Résultat : des débuts impressionnants pour le jeune Nico Rosberg, et deux voitures dans les points…
Autre performance, peut-être plus attendue mais non moins remarquable : celle de Renault. La monoplace 2006 était bien née, tout le monde l'avait compris depuis les essais de cet hiver. Fernando Alonso est toujours aussi rapide et possède désormais une science de la course que seuls avant lui Schumacher, Prost et Stewart ont poussé ce niveau. Mais là où Flavio Briatore a fait très fort, c'est dans son exigence sur la préparation des ravitaillements. Tout l'hiver, il a « tanné » ses équipes de mécaniciens afin de leur faire gagner quelques dixièmes de secondes sur les arrêts au stand. Et c'est là que la Renault n°1 a pris l'avantage dimanche. Comment se maintenir au sommet ? En bossant toujours plus, mais de manière encore plus méthodique que dans la phase de montée en puissance. Cela vous donne des idées ?
Publié par Arnaud à 21h07 | Commentaires (3)
10 mars 2006
Et si vos passagers regardaient un DVD ?
Toujours plus de confort ! C'est la règle de l'auto post-moderne, pour les passagers aussi. L'un des joujoux à la mode, à l'arrière des véhicules, est le lecteur de DVD. A défaut que votre voiture en soit doté en série, il faut aller chercher du côté des lecteur portables, à connecter à l'allume cigare du véhicule. Je viens d'en tester plusieurs, de chez Mustek et Shinco. Avantage à la marque chinoise, sous le flambeau de It's Label.
« Papa, c'est quand qu'on arrive ? » Variante pour déplacements professionnels : « Dites donc, vous ne feriez pas une petite pause à la prochaine aire d'autoroute ? »
Pour échapper à cette litanie bien connue de ceux qui roulent en famille avec de jeunes enfants, il y a plusieurs solutions classiques. mais une fois épuisées les ressources de la lecture, des devinettes, des chansons reprises en chœur et de la distributioon de confiserie, reste l'image. Si vos enfants ne sont pas (encore) des adeptes du jeu video en solo, ou si vos passagers « pros » en ont assez de faire la conversation ou de compulser leurs documents de travail, le lecteur de DVD embarqué est la panacée.
Certaines berlines ou 4X4 haut de gamme en proposent en première monte. Mais si vous ne roulez pas dans un de ces palaces sur roues, il vous reste l'investissement dans un lecteur portable, avec quelques périphériques le rendant utilisable en voiture : branchement sur allume-cigare, écouteurs, hausse et sangles pour accrocher l'objet au siège arrière. Reste encusuite à apprécier le matériel à l'usage.
• J'ai commencé par l'un des modèles nomades de Mustek : le PL8A90 T. Vendu plus de 300 euros, il a l'avantage d'un poids plume et d'un encombrement mini. Mais sur le plan de l'image, on est loin du top niveau. de même pour la qualité du son. L'engin est de surcroît sensible aux mouvements et aux eventuelles rayures sur le DVD. Bref, un joli coup en termes de miniaturisation, mais pas un appareil pour barouder. Or, avec des juniors, chaque voyage peut tourner à l'aventure…
• Place à trois modèles Shinco, qui sous la marque It's Label réalise une impressionnante percée dans les rayonnages des magasins spécialisés et les catalogues de vente par correspondance. Ambitions, et développement, justifiés, car le rapport prix/prestations des produits est bluffant.
- Pour 249 euros, vous pouvez avoir un ultra compact modèle 1680, avec tuner télévision numérique TNT intégré. L'écran ne fait que 7'' (18 cm de diagonale, mais la qualité d'image et la puissance du son sont impressionnantes
- Pour 399 euros, on peut passer au modèle 6820, compatible avec les DixX et qui possède un éécran de 21 cm pivotant. Ce qui est particulièrement pratique en voyage. Ou si vous devez utiliser votre lecteur pour une présentation client…
- A 499 euros, enfin, on aborde le haut de gamme, avec le 1280, comparable au 6820, avec juste un écran un peu plus grand : près de 26 cm. Belle bête, mais l'avantage reste à ses deux petits frères, pour l'agrément qu'ils offrent à moins de 400 euros.
je vais poursuivre cette série d'essais, avec mes coéquipiers préférés. Mais d'ores et déjà, je suis prêt à parier que Shinco va rester un moment dans le peloton de tête…
Publié par Arnaud à 15h53 | Commentaires (0)
08 mars 2006
Péages : et si vous récupéreriez la TVA depuis 1996 ?
C'était une controverse à 1 milliard d'euros. Après une bataille juridique de plusieurs années, les entreprises en général, et les professionnels du transport au premier chef, sont en droit de récupérer la TVA sur les péages autoroutiers des années 1996 à 2 000. Qu'en est-il dans votre société ?
C'était le cadeau de fin d'année fiscale pour les professionnels de la route : après les décisions du Conseil d'État du 29 juin 2005 et du Conseil Constitutionnel du 29 décembre 2005, les entreprises sont fondés à récupérer immédiatement la TVA sur leurs dépenses de péages autoroutiers des années 1996 à 2000 incluses. On voit l'avantage -considérable !- pour les sociétés de transport doit le parking regorge de véhicules. Mais il suffit que votre entreprise compte une petite équipe de commerciaux ou quelques techniciens « nomades » accumulant des tickets de péage à longueur d'année, pour que vous ayez intérêt à rouvrir le dossier.
Certains dirigeants d'entreprise hésitent à le faire. Sans doute se sont-ils, au fil du temps et des guéguerres fiscales, persuadés que l'Etat va encore sortir un lapin de son chapeau pour éviter de payer. Ou faire le mort en espérant que l'absence de réponse aux courriers dissuadera les contribuables de faire trop fermement valoir leurs droits. Mais certains entrepreneurs ont choisi d'aller de l'avant. Vous pourrez lire dans le prochain numéro de L'Entreprise le récit d'un de ces pionniers.
La démarche est certes ardue. Elle suppose d'avoir gardé toutes les factures des sociétés d’autoroutes, les éventuels relevés de cartes essence, les notes de frais, de les reprendre pour extraire les montants correspondant à chaque société d’autoroute, et d'envoyer un récapitulatif à chaque concessionnaire afin de leur faire valider les montants de TVA recalculés. Un travail de fourmi, que l'entrepreneur peut choisir de déléguer aux experts de cabinets spécialisés dans la réduction de coûts, rémunérés à la success fee. Mais si cela permet de récupérer des euros par milliers, le jeu en vaut la chandelle, non ?
Publié par Arnaud à 18h27 | Commentaires (2)
04 mars 2006
Honda : rien ne vaut un bon design
Honda a invité la presse a découvrir les nouvelles versions de deux de ces modèles. La marque confirme son redressement spectaculaire. Une réussite, due à ses ingénieurs et ses designers, qui peut inspirer toutes les entreprises en ces temps de crise.
J'ai passé récemment une journée à bord de trois nouvelles Honda. Petit journal de bord.
- L'Accord break 2.4 équipée d'un dispositif ACC, radar anti-collision qui, couplé au régulateur de vitesse vous permet de toujours maintenir une distance desédurité avec les véhicule qui vous précède. Gadget ? Non, un vrai « plus » pour les gros rouleurs. Honda est le premier à le proposer sur une voiture de milieu de gamme. Le bijou coûte 2 000 euros. Mais le plus en sécurité est impressionnant. Dommage que cet ACC soit réservé à la motorisation essence
- Cette même Accord, en version turbodiesel, mais désormais dotée d'une boîte 6. Cette motorisation de 140 chevaux, unanimemement considérée comme le meilleur 2 litres turbodiesel du marché, s'en trouve encore dynamisée. L'Accord, à moins de 30 000 euros en prix d'attaque, est une voiture à découvrir d'urgence, si vous recherchez une familiale performante et sobre
- La version hybride essence/électricité de la Civic, proposée uniquement sur la carrosserie quatre portes : une nouvelle alternative intéressante pour les adeptes des voitures propres. Même si, au bout de quelque 200 kilomètres, elle s'avère moins séduisante qu'une Toyota Prius. Je vous en dirai plus dans une prochaine note
Malgré ces dernières réserves, je suis bluffé par le redressement techhnologique et commercial de Honda depuis 2-3 ans. Coup sur coup, la marque nous a livré cette fameuse Accord, le FR-V, monospace le plus original du moment avec ses six places en deux rangées de 3, la nouvelle Civic 5 portes qui fait enfin souffler un vent d'originalité dans le segment des compactes. Et pour les accros du roadster comme moi elle conserve au catalogue sa merveilleuse S 2000. Ajoutez à cela son retour au premier plan, par les performances en tout cas, en F1 et vous aurez une trajectoire confirmant que le pire n'est jamais sûr dans une entreprise.
Comme leurs homologues de Nissan, nos amis japonais s'en sont sortis par la qualité du design, et une vraie originalité dans l'offre technique et marketing. Décidément, il n'y a que cela de vrai, quand le marché se mondialise et s'atomise en même temps. Et pas simplement dans l'auto : notre récent dossier sur les nouveaux business à lancer en 2006 (L'Entreprise de février, dossier de couverture) l'illustrait de multiples façons… Au fond, tant mieux : le consommateur ne demande qu'à se laisser surprendre. Entrepreneurs, à vous de jouer !
Publié par Arnaud à 15h09 | Commentaires (0)
02 mars 2006
Opel GT : allez vous craquer ?
Opel vient de dévoiler au salon de Genève la version définitive de son nouveau roadster GT, commercialisée dans un an.Une sportive de poche belle à croquer, et annoncée à à un prix canon. (www.opel.ch/promo/index.cfm?lang=fr&mnu=00,08,82)
Un cabriolet (un vrai, avec capote en toile mais fait pour rouler cheveux au vent, propulsion, de 260 chevaux, à moins de 30 0000 euros, cela vous dit ? Moi aussi. Fan indécrotttable de roadster, comme le prouve mon enthousiasme pour la dernière génération de Mazda MX-5 (Je lui ai attribué 18/20 au terme de l'essai publié ce mois-ci dans L'Entreprise), je pensais qu'on ne pouvait pas faire mieux que la divine Miata en termes de rapport prix/plaisir/performances. La future Opel GT pourrait me faire changer d'avis.
D'abord, elle a une gueule d'amour, et d'enfer. Décidément, en ces temps troublés chez General Motors, le design est l'une des rares choses qui tiennent le coup, en tout cas pour les voitures-plaisir : la GT est directement inspirée de la récente Pontiac Solstice, l'une des autos les plus séduisantes jamais créées aux Etats-Unis. (http://www.pontiac.com/solstice/)
Ensuite, Opel dote sa GT d'une architecture de vrai roadster : caisse compacte, centre de gravité bas, propulsion arrière, préservant l'héritage de la précédente super-sportive d'Opel, feue la Speedster, cousine de la fameuse Lotus Elise.
La GT, mieux équipée, s'annonce plus lourde, mais elle sera aussi mieux armée mécaniquement avec un 2 litres turbo à injection directe développant donc une puissance comparable aux six cylindres 3 litres ou 3,2 litres Audi ou BMW, même s'il ne s'agira « que » d'un quatre cylindres.
Une mécanique plus placide de 130 chevaux pourrait être également être proposée. Mais à quoi bon la sagesse, sachant que la GT sera proposée au prix d'attaque de 29 900 euros.
Vous voulez commander tout de suite ? Vous pouvez le faire chez votre concessionnaire Opel. Vous ne pourrez pas profiter de votre joujou avant le printemps 2007. Mais rassurez-vous, d'après les aucun autre constructeur n'aura d'ici là un cocktail plus détonant à proposer. Je pense qu'ils ont tort : à côté des rassurantes hybrides, il y a plus que jamais de la place pour l'auto coup de cœur. Déraisonnable, juste ce qu'i faut, du moment que c'est avec élégance. Les GTI, oui, ont du plomb dans l'aile. Un cabriolet dévergondé, lui, fera toujours chavirer les amateurs. Et les autres.
Publié par Arnaud à 17h49 | Commentaires (3)