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24 février 2006

Volvo S80 : il n'y a pas que les allemandes dans la vie !

Volvo poursuit le rajeunissement de sa gamme avec la toute nouvelle berline haut de gamme S80, bien armée pour séduire les dirigeants d'entreprise.P2006_1007.jpg
Oui, il y a une vie en dehors des allemandes et de la Peugeot 607. La preuve avec quelques détails techniques sur cette suédoise pleine de classe, en avant-première du salon de Genève, où elle sera officiellement présentée, la semaine prochaine.

La Volvo S80 prémière du nom représentait l'une des grandes injustices du marché haut de gamme. Pétrie de qualités, notamment dans sa version six cylindres 2.9 , plus spacieuse que bon nombre de ses concurrentes, fiable comme savent l'être les suédoises… Elle n'a pourtant jamais rencontré le succès commercial, étouffée comme beaucoup par les chevaliers teutoniques : BMW, Mercedes, Audi.

La nouvelle génération de S 80 vient d'être présentée à la presse, le grand public pourra la découvrir au salon de Genève, à partir de mardi. Elle sera dans les concessions en juin, à des tarifs dont les détails ne nous ont pas encore été dévoilés. Pour mémoire, le ticket d'entrée pour celle qu'il faut désormais appeler l'ancienne S 80 était de 35 400 à 48 000 euros en esssence (quand je vous dis que c'était une bonne affaire ! Il en reste, vous savez…) et à partir de 32 650 euros en diesel. Je vous communiquerai la grille de prix du millésime 2006 dès que possible. Mais on peut s'attendre à une légère inflation, car la seconde génération S80 a tout pour faire mieux que sa devancière.

Premier atout de la nouvelle grande Volvo ; son look.P2006_1005.jpg
Elancé, souple, très proche dans son élégance épurée de celui de la S 60. Trop peut-être diront certains, qui la trouveront pas assez typée « luxe » Mais si on achète suédois, c'est aussi pour allier performances et discrétion…

Ensuite, c'est sous le capot que les choses se passent. Avec en particulier deux configurations très prometteuses en essence
• Un nouveau six cylindres en ligne 3,2 litres de 238 chevaux. Ultra compact (3 millimètres de plus seulement que le 5 cylindres qui fait les beaux jours de la marque), il a pu être monté transversalement, ce qui a priori est mieux pour l'équilibre de masses et donc la vivacité du comportement. II pourra être couplé à la nouvelle transmission automatique à six vitesses.

• Autre proposition alléchante : le moteur V8 315 chevaux découvert sous le capot du XC 90, dont il a enfin fait une honnête routière, et qui sera associé à une transmission quatre roues motrices. Voila qui promet une redoutable machine à rouler (vite) tout-temps.

• Côté diesel, on retrouvera le fameux D5 185 chevaux bien connu sur les S60, V70 ou XC 90. Si vous redoutez qu'il ne soit un peu « juste » en puissance, vous pourrez passer à un nouveau 5 cylindres 2,5 litres de 200 chevaux. C'est mieux, mais encore en retrait des concurrentes allemandes : elles ont depuis longtemps franchi la barre des 220 chevaux et ne vont certainement pas s'en tenir là… Si Volvo veut véritablement gagner des parts de marché, on ne saurait trop lui conseiller de faire un peu mieux sur le front du gazole.

Publié par Arnaud à 6h43 | Commentaires (7)

13 février 2006

Chrysler- Jeep : le plaisir à l'américaine

Comme promis avant mes escapades routières de la semaine passée, quelques impressions de conduite sur mes essais au long cours de la Chrysler 300 C Touring et de la Jeep Wrangler. La branche américaine de DaimlerChrysler a décidément compris une chose. Il faut vendre du plaisir pour réussir. Rouler en américaine, et pas simplement le week-end, y avez-vous déjà songé ? Vous devriez…

Les mois d'hiver sont chargés, pour l'équipe de L'Entreprise. J'ai donc profité de quelques jours de « break » entre deux bouclages pour concentrer plusieurs essais. Comme vous le savez, j'ai un faible pour les américaines… En tout cas celles qui proposent un vrai plaisir de conduite et pas simplement un grand méchant look. J'ai été gâté avec deux modèles de DaimlerChrysler : une nouveauté et un grand classique qui s'offre un baroud d'honneur pour sa dernière année de commercialisation.

Chrysler 300 C : encore mieux en break !
La déclinaison break de la Chrysler 300 C (www.chrysler.fr/la_gamme/300c/exterieur/design.asp) est, mine de rien, l'une des nouveautés vedettes de ce début 2006. La berline a immédiatement trouvé son public, comme le prouve le « coup de cœur » que lui a attribué le jury de notre dernier Prix de la voiture de PDG de l'année. La version Touring enfonce le clou, et même en rajoute. Un break de gangster, a affectueusement titré l'un de nos confrères. Pas tout à fait quand même. Plutôt une habile variation sur l'idée du break-coupé, popularisée par le Chevrolet Nomad des années 1954-1955 (un – rare ! – fac similé de la brochure d'époque ? (storm.tocmp.com/chevroletnomad1955.htm) : un break avec une gueule d'enfer, à la fois massif et sportif.

Au volant, on retrouve toutes les qualités de la berline, devenue un best seller, surtout avec la motorisation turbodiesel de 215 chevaux, propice aux grandes randonnées à bonne allure sur les autoroutes et nationales, mais aussi à la conduite en souplesse dans les encombrements parisiens. Mais tout cela dans une caisse particulièrement habitable et confortable.

Le conducteur jubile, les passagers exultent, et les passants se retournent sur le passage de la bête, avec un sourire approbateur. Une étoile est née… Les chiffres de vente de la marque ne devraient pas tarder à le prouver. D'autant que le prix des plus avantageux quand on le compare aux concurrentes, allemandes en partioculier. Vous en saurez plus avec l'essai complet que nous publierons dans notre numéro d'avril.
A partir de 41 600 euros


Jeep Wrangler : le plaisir à l'état brut
Lors d'une récente conversation avec l'équipe de Chrysler France, j'avais appris que, outre la 300 C, la Jeep Wrangler (www.jeep.fr/A_gamme/wrangler/default.asp) faisait aussi des étincelles au plan commercial. Pour percer le mystère, j'ai donc repris le volant de ce grand classique, dans sa toute dernière version. Il m'aura fallu moins de deux kilomètres pour comprendre pourquoi cette vieille dame indigne séduit les automobilistes français de 2006.

Quitte à respecter scrupuleusement les limitations de vitesse, autant ne pas s'ennuyer, non ? Eh bien justement, on n'est jamais en mal de sensations à bord d'un Wrangler. Cela vibre, vrombit, ondule, c'est spartiate mais jamais pénible. Les distances de freinage, la précision de la direction sont d'une autre époque, mais il suffit de s'en souvenir pour ne plus s'en inquiéter, car la bête n'est jamais piégeuse. La consommation est américaine, mais le gabarit parfaitement adapté à nos villes et nos départementales. La consommation en ville est pantagruélique, mais le prix d'achat est ultra-compétitif… Bref, pour chaque défaut, on trouve dix qualités, et au moment de ramener la bête on se prend à rêver de pouvoir la garder des années durant dans son garage…

La prochaine génération, annoncée pour 2007, devra faire très fort pour faire oublier celle-ci. Mais ce genre de défis n'effraie pas les gens de Chrysler. Tant mieux pour nous.
A partir de 22 600 euros

Publié par Arnaud à 20h33 | Commentaires (1) | TrackBack

03 février 2006

Ma semaine américaine

Je vais m'absenter quelques jours. j'en profiterai, conformément à mes habitudes, pour avaler quelques kilomètres, et emmagasiner du même coup des impressions de conduite à vous faire partager.

Celles-ci auront une saveur très américaine, car je vais essayer la version break, alias Touring, de la Chrysler 300 C. Une belle bête, attendue par tous les amateurs d'américaines, et ceux que les prouesses de Chrysler, en matière de rapport prix/prestations/design, incite à se convertir…
J'enchaînerai sur une Jeep Wrangler, qui bénéficie d'une série limitée pour sa dernière année de commercialisation. Deux voitures plaisir, donc, a priori. Tiendront-elles leurs promessses ? Vous en saurez plus sur ce blog à partir du 13.

D'ici là, bonne route à tous. Et gérez bien votre budget voiture. A ce sujet, je ne saurais trop vous inciter à lire, si vous ne l'avez déjà fait, notre dossier sur la réforme de la taxe sur les voitures de société. Dirigeants d'entreprise, vous risquez d'avoir des choix de gestion à faire !

Publié par Arnaud à 19h22 | Commentaires (0) | TrackBack

02 février 2006

Peugeot : que valent les 307 « super HDI » ?

Best seller de Peugeot sur le segment des compactes, la 307 prend des forces pour la dernière ligne droite de sa carrière. Elle accueille sous son capot le gros 2 litres HDI de 136 chevaux, jusqu'alors réservé aux 407 et 607 ? Une alternative séduisante pour ceux qui veulent une pointe de haut de gamme en toute discrétion. J'ai essayé le break SW et le coupé-cabriolet CC pour en avoir le coeur net. C'est l'heure du bilan.

Le HDI 136 chevaux, les conducteurs de Peugeot 307 en rêvaient depuis longtemps. En raison de sa tendance à l'embonpoint, la compacte de Peugeot a du mal à se satisfaire des 110 chevaux de ce qui était jusqu'à une période récente sa motorisation diesel la plus performante. Ne parlons même pas du 90 chevaux, nous risquerions de nous endormir, comme les conducteurs qui doivent s'en contenter…
Histoire de donner un peu de peps à sa familiale, à l'occasion du récent lifting de sa calandre et à deux ans de son remplacement par la 308, PSA lui a enfin offert ce surcroît de puissance. Le HDI 136 est proposé avec les trois carrosseries de la gamme (berline, break et coupé-cabriolet). Je me suis concentré sur les deux derniers, les plus intéressants pour un cadre ou dirigeant d'entreprise, car ils sont aux confins de la voiture statutaire et (relativement) économique.

SW : à partir de 24 950 euros
La 307 SW reste encore aujourd'hui le plus intéressant des breaks compacts, avec son habitabilité flirtant avec celle des monospaces, sa ligne fluide, et le bonus toujours aussi irrésistible qu'est son toit en verre panoramique. En finition haut de gamme Griffe (à partir de 27 750 euros), c'est un engin confortable à souhait. Des plus agréables pour les passagers.

Pour celui qui tient le volant, le bilan est plus mitigé. Certes, les 26 chevaux supplémentaires sont bienvenus, et permettent enfin d'obtenir des relances efficaces, évitant d'avoir à rétrograder à chaque dépassement. Reste que même ainsi dopée, la 307 laisse une impression lancinante de lourdeur. Le poids de la caisse, et celui du moteur sur le train avant plombent toujours l'agrément de conduite. Le caractère du moteur — puissant mais dans le genre dur au mal, plutôt que foudre de guerre — ne fait rien à l'affaire.

Pour résumer : efficacité, oui, vivacité, hélas non. On est dans le registre de la machine à rouler. Il en faut certes. Mais à ce niveau de prix, on est en droit d'espérer autre chose. Soit un vrai monospace plein de vie comme le Mazda 5 MZR-CD 143 chevaux (à partir de 24 700 euros), soit un break de sport comme l'Opel Astra 1.9 CDTi 150 chevaux (à partir de 24 150 euros, soit encore une familiale vraiment exotique comme le Chrysler PT Cruiser 2.2 CRD désormais dopé à 150 chevaux (à partir de 22 900 euros ces temps-ci en série limitée Route 66). La concurrence est vraiment impitoyable…

Bilan : 13/20
- Agrément de conduite : **
- Sécurité : ****
- Confort-équipement : ****
- Budget : ***


CC : à partir de 28 400 euros
Peugeot restera l'un des pionniers des voitures plaisir à moteur turbodiesel, grâce au 406 Coupé et 206 CC. La 307 CC prolonge la tradition maison. Et dans cette nouvelle version HDI 136, elle fait plus qu'atteindre ses objectifs. Car voila sans doute la plus homogène de toutes les 307 coupé-cabriolet.

Sachant que la gamme ne propose aucune motorisation vraiment noble, et que le haut de gamme essence, le 2.0 16 V de 180 chevaux, est au fond une incohérence sur un engin dédié au tourisme plus qu'au sport, autant opter pour le propulseur offrant le plus de rondeur. Et le couple du HDI 136 fait alors toute la différence. Il permet de savourer les kilomètres en roulant à la fois vite (dans les limites légales bien sûr) et cool. Force tranquille qui fait passer le côté toujours un peu rugueux d'un 4 cylindres « gazole ».

Alors que la Renault Mégane CC doit elle se contenter d'un 120 chevaux (à partir de 26 550 euros), la Peugeot prend sur son ennemie intime un avantage décisif.

Bilan : 15/20
- Agrément de conduite : ****
- Sécurité : ****
- Confort-équipement : ****
- Budget : ***

Publié par Arnaud à 17h45 | Commentaires (29) | TrackBack