Un été très Volvo: S80, V70 et V60 hybride rechargeable

Philippe Flamand, publié le

2000 kilomètres en S80

C’est la grande berline du constructeur suédois désormais propriété du groupe chinois Geely. Capable de rivaliser sans rougir avec les cadors germaniques, Mercedes, Audi et autres BMW. Il suffit pour s’en convaincre de rouler, beaucoup, au volant de cette étonnante familiale en tous points exemplaires.

Si le capital de Volvo est à présent logé dans l’Empire du Milieu, le savoir-faire automobile de la marque fondée en 1927 demeure dans toute sa splendeur.

Rien d’étonnant à ce que Volvo soit un des rares constructeurs à voir ses ventes progresser sur la planète (+ 14 % en juillet, + 4,7 % en août) quand le marché est globalement toujours en berne. Volvo confirme d’ailleurs ses ambitions dans sa nouvelle patrie avec des ventes en hausse de près de 66 % en Chine cet été. Gageons que la S80 va beaucoup l’y aider.

Après quelque 2000 kilomètres parcourus cet été à son volant on en redemande. La S80 d’un élégant classicisme, séduit par sa ligne discrète et statutaire. Le léger relifting 2013 de cette belle nordique apparue sur le marché en 1998 (en 2007 pour l’actuelle génération) s’est fait à petits traits : nouvelle grille de calandre, feux de jour et feux arrière à LED, inserts chromés, nouveau pare-chocs arrière. A l’intérieur il y a de l’espace, du cuir, du bois, bref des signes extérieurs de richesse dans un confort total qui fait oublier les heures de route. Sièges profonds au maintien idéal avec profusion de réglages électriques, massages (sur toute la hauteur de la colonne vertébrale), chauffage ou ventilation.

Comme toujours chez Volvo l’ergonomie des commandes est parfaite que ce soit au volant ou sur la console centrale flottante.

La planche de bord offre désormais trois types d’environnement différents (élégance, eco et performance) avec des compteurs à affichage digital, héritage de la Volvo V40. Dommage que l’affichage tête haute ne fasse pas partie de la dotation !

Côté mécanique notre véhicule d’essai était doté du moteur D5, un 5 cylindres en ligne diesel à double turbo séquentiel de 2,4 litres et 215 chevaux. Un moteur tout aluminium couplé à la boite automatique geartronic à 6 rapports qui donne toute sa puissance en mode sport avec un couple de 440 Nm à 1500 tours/minute. La tenue de route, elle, est magistrale pour un véhicule de ce gabarit (à noter que la S80 peut être livrée avec trois types de châssis différents : standard, châssis Sport surbaissé et Four-C (châssis contrôlé en continu).

En mode normal la S80 brille par son onctuosité, la quintessence de cette aisance mécanique étant atteinte avec le système de régulateur de vitesse adaptatif livré en série sur la finition haut de gamme Executive. Un joujou qui va obligatoirement de paire avec  la boite automatique et qui grâce au régulateur de distance ACC et la fonction “embouteillage” transforme le chemin de croix des jours de grands départs en parcours de plaisir.

Autre moment de bonheur : celui du plein à la pompe car la S80 boite auto – même sans le système stop and start réservé à la boite manuelle – est économe : 7 litres aux 100 en moyenne sur autoroute à vitesse stabilisée (merci le régulateur). De quoi faire un millier de kilomètres sans s’arrêter et en toute tranquillité. Car évidemment, génétique automobile oblige, la Volvo S80 dispose de tout un arsenal de dispositifs de sécurité active et passive au premier rang desquels les systèmes d’anticipation de collision et de détection des piétons et cyclistes avec freinage automatique à pleine puissance. S’y ajoutent l’alerte vigilance conducteur, l’alerte de franchissement de ligne, l’indicateur de limitation de vitesse (avec reconnaissance et affichage des panneaux routiers), les feux de route adaptatifs et la surveillance vidéo anti-angle mort dans les rétroviseurs. Histoire de prendre la route en toute confiance tout en restant connecté. La Volvo S80 dispose en effet en option (via une clef USB) de la connectivité internet sur le très bel écran tactile qui donne accès  à différentes applications du web (musique avec Deezer, information routière avec Coyotte, etc….). Bienvenue dans le monde de l’automobile 2.0.

Presqu’autant en V70

C’est la version break de la grande berline essayée ci-dessus. Autant dire que tout est conforme à l’excellence suédoise déjà soulignée et que les longs trajets à bord de ce navire autoroutier sont un plaisir incomparable. En prime un coffre grand comme la soute d’un paquebot. Seul bémol : la motorisation D3 – 136 chevaux – bien moins performante que la D5 pour faire se mouvoir les 1600 kilos de la bête – sans être pour autant beaucoup plus économique en terme de consommation de gasoil. En revanche les 134 gr de rejets de CO2 au kilomètre garanbtissent une neutralité fiscale quand le moteur D5est lui pénalisé par un malus de 1500 euros.

 

Et quelques kilomètres en V60 Plug in Hybrid

« Optez pour le premier diesel hybride rechargeable de luxe au monde » nous propose la publicité Volvo. De fait la V60 version électrique ET thermique est un beau compromis entre tradition et modernité. Fidèle aux canons esthétiques et technologiques de la marque cette V60 rechargeable est belle, confortable, très soignée et très agréable à conduire. Le concept  déjà testé chez Peugeot-Citroën est simple : un véhicule mu par une double motorisation – thermique avec un moteur 5 cylindres 2,4 litres turbodiesel de 215 chevaux, électrique avec un deuxième moteur de 70 chevaux – ce dernier étant, et c’est une différence de taille, rechargeable sur une simple prise de courant. Avantages : de très faibles rejets de CO2(48 g/km) pour une fiscalité incitative (5000 euros de bonus pour les particuliers, exonération de la taxe sur les véhicules de société pendant deux ans pour les entreprises). Du point de vue mécanique la V60PIH tient ses promesses avec une puissance totale couplée (en mode  power) de 285 chevaux qui décoiffe même avec le poids élevé (plus de 2 tonnes) de la voiture. En prime la possibilité de rouler tout électrique (en mode « pure ») sur une trentaine de kilomètres. La gestion électronique du système se chargeant néanmoins en mode hybride du choix automatique du mode de propulsion. Très Zen ! Deux points noirs toutefois : un coffre riquiqui, batterie oblige et un prix maousse costaud (à partir de 59950 euros) !

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