Le Range Rover de 4e génération confirme sa suprêmatie.

Philippe Flamand, publié le

D’abord on le regarde, légèrement impressionné par ses dimensions:  5 mètres de long, 3 mètres d’empattement, 1,80 mètre de haut…. C’est clair  le roi légendaire du tout-terrain de luxe apparu en 1970 n’a rien perdu de son charme avec les années. Mieux il a incontestablement embelli avec une  calandre qui célèbre les nouveaux canons esthétiques de la marque.

À l’intérieur la magie continue d’opérer. Le raffinement du Range est incomparable. Une élégance So british ! Cuir, métal, bois précieux : bienvenue dans un univers automobile hors norme, héritage du savoir-faire britannique des Rolls, Bentley et autre Jaguar. Bien sûr il y a la qualité germanique et la finition luxueuse de ses gros 4X4 à l’étoile, aux quatre anneaux ou à l’hélice bavaroise. Mais le Range apporte une note de préciosité en plus. Une sorte d’harmonie, un peu de zénitude.

Inutile de dire que l’ergonomie des commandes est parfaite et que l’équipement avoisine celui d’un airbus.

Les sièges en cuir résument à eux seuls la philosophie de l’engin : aussi profonds et souples qu’un vieux Chesterfield, ils sont réglables à l’infini dans tous les sens. Dans cette version « autobiography » qui célèbre les 43 ans du Range ils sont aussi chauffants et rafraîchissants, pour tous les passagers, à l’avant et à l’arrière, et massants pour les pilote et copilote.

Car la conduite du Range s’apparente un peu à une croisière. On ne grimpe pas dans l’engin simplement pour se transporter d’un point à un autre.

Aussitôt installé au volant (lui aussi chauffant) on « voyage », confortablement calé dans une salle de concert grâce à l’acoustique du système audio.

Une légère pression sur l’accélérateur et le monstre s’arrache en silence.

Quelques secondes suffisent à maîtriser le gabarit de l’engin et sa tenue de route toute en souplesse et amortis.

Sous le capot un magnifique bloc 4,4 litres de 339 chevaux, V8 turbo diesel à injection directe doté d’un couple monstrueux de 700 Newton-mètre à 1750 tours minute. Quand on règle la boite automatique à huit rapports (avec palettes au volant) en position sport, la puissance est immédiatement perceptible, d’autant que le monstre a maigri. Grâce à sa structure en aluminium le Range a perdu du poids (moins 400 kilos sur la balance par rapport à la précédente génération) et réduit – officiellement d’un quart — sa consommation en carburant et ses rejets de CO2.

À la pompe on reste pourtant dubitatif en constatant une consommation moyenne de 14 litres aux 100 qui pénalise l’autonomie de la voiture (moins de 800 kilomètres avec un réservoir plein de 105 litres de gasoil).

Deux autres moteurs sont disponibles : un V6 turbodiesel de 3 litres couplé à un système stop and start et un énorme V8 essence de 5 litres et 510 chevaux destiné plutôt au marché américain. Trois belles mécaniques fortement malusées dans nos contrées : 6000 euros pour les deux V8 avec respectivement 229 et 322 g de CO2 au km, et 5000 euros pour le V6 avec 196 gCO2/km.

Mais quand on aime on ne compte pas d’autant que les tarifs du Range démarrent à 89.800 euros pour culminer — la multitude des options et finitions diverses aidant — bien au-delà des 130 000 euros.

Cela dit à ce prix-là on a toujours un véritable tout terrain, certes de très grand luxe, mais tout terrain quand même avec des capacités de franchissement hors du commun. Doté de quatre roues motrices en permanence le Range peut compter sur sa suspension pneumatique à gestion électronique et son système électronique d’adaptation au terrain pour faire face à toutes les situations.

Chic ultime : il dispose en option d’un capteur de profondeur de gué (400 euros) qui indique la profondeur de l’eau si d’aventure vous souhaitez par exemple franchir de nuit un ruisseau, un gué ou une route inondée de moins d’un mètre de profondeur.

Range Rover

J’aime bien : la plaque métallique gravée sur la console centrale, la possibilité d’activer-désactiver la fermeture sans clef sur chaque portière, le hayon en deux parties à commandes électriques, le sélecteur rotatif de la boîte de vitesses qui disparaît dans la console centrale à l’arrêt…

J’aime pas : ???

Tarifs

Moteurs diesel à partir de 89 800 euros

Moteurs essence à partir de 114 500 euros

 

Modèle d’essai :

Range Rover 4.4L SDV8 Diesel Autobiography

Tarif : à partir de 121 500 euros

Bonus/Malus : 229 gr de CO2/km + 6000 euros

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