Opel Insignia : la nouvelle donne

arnaud, publié le

 L’Insignia, voiture de l’année 2009, c’st un peu le baroud d’honneur d’Opel. L’avenir de la marque est toujours incertain en cette rentrée. mais l’Insignia est là et bien là. L’ami Philippe Flamand est allée juger sur pièces cette auto qui, au-delà de son allure de dernière descendante d’une longue lignée, est peut-être aussi l’une des bonnes affaires du moment.

Abondance de biens ne nuit pas… C’est sans doute ce qu’on pensé les concepteurs de l’Opel Insignia, modèle emblématique du renouveau de la marque dont seul l’avenir dira s’il est sur les bons rails. Elue voiture de l’année 2009, cette remplaçante de la Vectra offre en effet pas moins de trois carrosseries (berlines 4 et 5 portes, break Sports Tourer), sept moteurs (six essence : 1.6 l 115 ch, 1.8 140 ch, 1.6 turbo 180 ch, 2.0 turbo 220 ch, 2.8 V6 turbo 260 ch, 2.8 V6 turbo OPC 325 ch ; trois diesel : 2.0 CDTI 110 ch FAP, 2.0 CDTI 130 ch FAP, 2.0 CDTI 160 ch FAP) et une pléthore d’équipements de très haute technologie. D’abord l’Opel Eye, une caméra incorporée à la monture du rétroviseur central qui reconnaît en temps réel les panneaux d’interdiction de dépassement et de limitation de vitesse et en informe le conducteur. Ce dispositif permet également de surveiller la trajectoire latérale du véhicule : au-delà de 60 km/h, la caméra détecte tout franchissement des lignes de démarcation et avertit le conducteur par un signal sonore. Objectif : lutter contre la fatigue et la baisse de concentration. Ensuite le châssis adaptatif FlexRide qui joue sur l’amortissement, l’ABS, l’anti-patinage, l’ESP, la direction assistée, l’accélération, la transmission automatique et offre trois modes de conduite différents : « Sport », « Tour » pour tourisme et « Normal ». Mais aussi les projecteurs AFL+, système d’éclairage directionnel bi-xénon et enfin la transmission intégrale intelligente Adaptive 4×4. Son dispositif électronique de transfert de couple permet de répartir le couple dans une proportion 30/70 entre les ponts avant et arrière en cas d’accélération ou pour améliorer la stabilité. En option un différentiel à glissement limité électronique peut aussi appliquer davantage de couple à la roue arrière qui en a le plus besoin pour garantir la sécurité et la stabilité du véhicule.

Bref de quoi mettre de sérieux atouts dans le jeu du constructeur d’outre-Rhin qui cherche à marier avec ce véhicule, conduite sportive et confort familial. Face à l’Insignia les rivales s’appellent Citroën C5, Ford Mondeo, Volskswagen Passat mais aussi Audi A4, BMW série 3 et Mercedes Classe C. C’est dire si la barre est placée haut. Pour la franchir, l’encore filiale de General Motors a dû dépenser des trésors de créativité. Sur le plan esthétique d’abord avec une ligne racée, à la rondeur un peu british pour la berline et d’une grande fluidité scandinave (le cousinage avec Saab  est évident) pour le break. Et ce en dépit d’un gabarit somme toute imposant : plus longue de 23 centimètres que l’ancienne Vectra l’Insignia se classe résolument dans le haut de sa catégorie. L’habitabilité est donc logiquement très bonne. Le confort en revanche demeure germanique, en particulier en mode sport avec le chassis FlexRide. L’habitacle est plutôt réussi avec une planche de bord très flatteuse mariant plastique moussé et incrustations en bois. Rien à dire sur l’ergonomie des commandes. Sur les deux modèles essayés – berline 2.0 turbo 220 ch et Tourer 2.0 CDTI 130 ch FAP – c’est finalement le break qui apporte le plus grand plaisir de conduite. Plus homogène, plus facile à vivre, cette belle au grand coffre se révèle en outre un véhicule idéal pour tracter des attelages pesant jusqu’à 2 tonnes (selon la motorisation retenue). Parfait pour emmener sa caravane en vacances ou mieux pour tracter un van transportant des chevaux. Et ce grâce au système de contrôle de stabilité ESPplus de l’Insignia qui permet de contenir les mouvements de lacets d’une remorque tractée. Si la remorque commence à osciller avec des mouvements d’une certaine amplitude, quelques millisecondes suffisent pour que la voiture réagisse : l’accélérateur est soulagé et un freinage sélectif intervient, jusqu’à ce que le lacet disparaisse et que le véhicule et la remorque soient de nouveau stables. Par ailleurs une fois rentré au port  le crochet d’attelage et la prise du faisceau électrique sont rétractables sous le plancher du véhicule (à la façon par exemple du Range Rover Sport), une alarme retentissant si le dispositif n’a pas été bien remis en place.

Opel Insignia, de 21900 euros à 44650 euros.

 

Photos

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