Audi A4 3.2 Quattro : (très) au-dessus du lot

arnaud, publié le

 C’est mon anniversaire ! J’ai donc, un peu par anticipation, demandé à M. groupe Vokswagen France s’il pouvait mettre à ma disposition une Audi A4 nouvelle génération, en version de pointe, histoire de vérifier, le soir en sortant du travail, si elle est aussi au-dessus de la mêlée qu’on commence à le dire.

Eh bien oui ! Elle cumule tant de qualités qu’elle domine sa catégorie, comme le fait l’A8 dans le club très fermé des berlines de luxe. Sachant que les concurrentes de l’A4 s’appellent BMW Série 3 et Mercedes Classe C nouvelle génération, vous imaginez à quel degré les ingénieurs de la firme aux anneaux ont porté leur « niveau de jeu ». C’est simple, moi qui conduis des voitures plaisir depuis 25 ans, je n’en suis pas encore revenu, de cette progression !

 Je peux bien vous l’avouer. Historiquement, dans la guerre des trois Audi-BMW-Mercedes, je suis plutôt béhémiste. Outre mes chères italiennes Autobianchi Abarth et Lancia Delta, j’ai fait mes premières armes sur des BMW 2002 et Série 3 première génération. J’ai appris à maîtriser une propulsion sur des voitures de Munich, n’ai jamais été déçu par une mécanique conçue par les techniciens bavarois. Jusqu’à l’Audi A8 : à chaque fois que j’en conduis une, la même évidence s’impose : on ne trouve pas meilleur TGV routier pour sillonner l’Europe !

Mais jusqu’à présent, dans les catégories inférieures, malgré mon admiration pour les transmissions quattro ou la finition intérieure des productions d’Ingolstadt, je trouvais toujours un détail ou l’autre pour expliquer que « finalement une Série 3 est plus sportive qu’une A4, une série 5 plus grisantequ’une A6, une X5 moins excessif et plus efficace qu’un Q7, une Série 1 plus piquante qu’une A3. »  Enfin…  Jusqu’à l’arrivée de l’Audi A5. Sa ligne, et surtout son comportement routier exceptionnel, grâce au recentrage des masses (le moteur a été recentré par rapport à l’essieu avant) m’ont, vous le savez (lire certains posts publiés depuis novembre dernier, impressionné aussi bien sur route que sur circuit, lors du jury du prix de la voiture de PDG de l’année.

Eh bien la nouvelle A4 vient de confirmer cette tendance. Vous avez surûrement déjà lu des essais des versioons Tdi chez mes confrères de la presse spécialisée, unanimes à saluer les progrès de cette nouvelle génération. Pour en avoir le coeur net, je l’ai essayée dans sa versoin essence full options.

Fan absolu de la BMW 330 i, je me disais que dans le meilleure des cas, l’A4 aurait comblé l’écart. En fait , elle a dépassé la BMW, la Classe C, et tout ce qui roule dans la céatégorie. Le mopteur FSI ? Encore développé, il délivre ses 265 chevaux avec une énergie, une vivacité inépuisable, et ne sonorité métallique magnifiée par l’injection directe, qui vous envoûte à chaque démarrage. La commande de boîte mécanique, ultra-précise, rapide, avec des débattements courts et des verrouillages fermes et aisés à la fois, surpasse cette fois celles qui pour moi sont les références des autos de série : BMW et Honda S2000.

Le comportement est naturellement souverain grâce à la transmission Quattro, mais grâce au travail sur le châssis, il est devenu beaucoup plus vif, précis, avec en cerise sur le gateau une qualité de filtration des inégalités aboutiissant à une alliance (on ne peut même plus parler de compromis) sportivité/confort étourdissante. La finition est toujours plus impressionnante, le design extérieur s’est affiné.

J’ai passé 24 heures à me demander ce que je pourrais vous citer comme défauts. Je ne vois qu’un appétit en carburant un peu plus élevé que celui du 6 cylindres BMW. Eh oui, les Bavarois, avec leurs collègues de Porsche, me semblent toujours devant à l’indice énergétique, comme on disait autrefois aux 24 heures du Mans.

Un moment, j’ai aussi pensé au prix : pratiquement 48000 euros le ticket d’entrée en classe 3.2 FSI Quattro, et même 57 580 euros une fois comptabilisées toutes les options dont était doté notre modèle d’essais : amortissement piloté (la nouvelle référence du genre, dans cette catégorie), direction dynamique, système audio Bose, sièges climatisés, caméra de recul, etc.).

Mais en fin de compte, ce n’est même pas prohibitif. ou alors le prix de toutes les voitures l’est, ce qui peut-être un point de vue. En comparant au reste du marché, on se dit que chaque euro demandé est au fond justifié. Comme avec l’A8, je vous l’avais dit. on appelle cela de la valeur ajoutée. 

Bilan : 19/20

Agrément de conduite : *****

Sécurité : *****

Confort-équipement : *****

Budget : ****

A partir de 47 900 euros

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2 commentaires

meewibly

Perfect text!, man


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boris

Bonjour et merci pour votre enthousiasme! Vous connaissez parfaitement les voitures allemandes et votre analyse experte m’est très précieuse. Cependant vous n’avez pas inclus dans votre « comparatif » une voiture qui me semble rejoindre la catégorie des BMW série 3 et de l’Audi A4, à savoir la Passat CC. Est-ce un oubli ou une opinion que vous ne partagez pas? Au plaisir de vous lire!


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Philippe Flamand

Philippe Flamand Le blog auto de Philippe Flamand, rédacteur en chef du magazine L'Entreprise.

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