Nouvelle Cadillac CTS : du fil a retordre pour les allemandes.

arnaud, publié le

J’ai passé la semaine dernier deux jours au Portugal pour decouvrir les nouvelles Cadillac : le Break BLS, sorte de variante américaine du Saab 9-3, et surtout le modele clé pour l’avenir de Cadillac : la nouvelle CTS. Cible designee : la BMW Serie 5. Effet de pub ? Volant en main, l’americaine prouve qu’elle a les moyens de ses ambitions. Belle surprise !

La precedente generation de Cadillac CTS etait une sorte de joli ballon d’essai. Design stylisé, avec la calandre à angle droit typique des Cadillac des annees 2000, tenue de route convaincante malgre des suspensions manquant un brin de raffinement, moteurs énergiques mais pas aussi onctueux que leurs concurrents europeens…
Au moment de concevoir la version 2008, modele cle pour la reconquête commerciale engagee par Cadillac, la pression montait pour les ingenieurs americains. Ils devaient faire mieux, et pouvoir lutter d’egal à egal avec les references allemandes, en particulier.
Eh bien, chapeau, mesdames (l’ingenieur en chef du programme est une femme) et messieurs : vous nous avez fait un beau cadeau.
D’abord, cette CTS est superbe : ligne fluide, sportive, où des rondeurs féminines se conjuguent aux arêtes vives de la proue et de la poupe. Ensuite, elle est accueillante, avec un habitacle dont la finition marque un progres spectaculaire par rapport à la precedente CTS et de facon globale à la production US. L’habitabilité est satisfaisante, sans plus, par rapport au gabarit, mais c’est un defaut qu’ont en commun bien des stars de la categorie, à commencer par la BMW Serie 5 que la belle americaine a dans son collimateur.
Puis on passe au groupe motopropulseur, et on entre dans le domaine des superlatifs. Privilège des journalistes essayeurs, Cadillac nous a proposé la version haut de gamme, dotée d’un V6 de 3,6 litres (il existe également un 2,8 litres), desormais équipé d’une injection directe d’essence pour franchir la barre des 300 chevaux. Ils sont 311 à piaffer d’impatience sous le capot. Et prêts a tout faire avec energie et classe : petit trot dans la circulation urbaine de Lisbonne, balades menées vivement sur les routes departementales, grand galop à vitesse « allemande » sur autoroute : le plaisir distillé est des plus intenses, à tous les regimes, d’autant que la boite séquentielle a 6 rapports remplit globalement bien son rôle, meme si elle est moins vive que cette motorisation d’exception. En revanche, le châssis est une au moins aussi abouti que le moteur, c’est dire. Le guidage des trains et les suspensions proposent un comportement non seulement précis, mais d’un dynamisme rare pour une voiture de cette taille et de ce poids. On est au top niveau, un club tres fermé où, entre Allemagne, France, Suede et Japon, n’entrent peut-être que 3 ou 4 autres voitures.
Sachant que la CTS, a équipement equivalent, sera proposée en moyenne 20% moins cher que les stars allemandes (à partir de 44 990 euros pour ce fameux 3.6), on se dit que General Motors a peut-être enfin trouvé son fer de lance en Europe. Certes, il lui manque un réseau aussi developpé que celui de ses adversaires, et aussi une motorisation diesel. Mais ce dernier défaut n’est que provisoire : Cadillac nous promet pour 2009 un turbo-mazout qui sera lui aussi une mécanique de « caste » comme on le dit des taureaux de combat : un six cylindres de 250 chevaux. On en a d’autant plus l’eau à la bouche…

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