Pièges à permis, jolis, jolis, jolis…

arnaud, publié le , mis à jour à

Comme promis, je voudrais vous faire partager quelques impressions à chaud sur mes premiers essais 2006. J’ai débuté avec deux voitures à fort tempérament : la Skoda octavia Combi RS et l’audi A8 4.2 TDI. Toutes deux incitent à une conduite « énergique ». Tellement que j’ai dû me rappeler à l’ordre pour ne pas trop défier la maréchaussée.

J’ai commencé l’année en bonne compagnie : avec des nouveautés du groupe Volkswagen situées pratiquement aux antipodes en termes de gamme, mais procurant toutes deux un niveau de prestations sans doute très agaçant leurs concurrentes. Vous pourrez lire ces essais dans nos numéros du premier semestre. Mais je ne pouvais pas attendre pour vous donner des nouvelles.

Skoda Octavla RS : ****
En guise d’entrée en matière, j’ai apprécié une modeste qui se marre, comme aurait dit un de nos anciens premiers ministres : la Skoda Octavia Combi RS. La preuve qu’une (familiale) sportive low cost ne distille pas forcément du plaisir au rabais. cette Skoda, la plus puissante jamais produite si ma base de données intégrée ne me trahit pas, est dotée du 2 litres turbo à injection directe qui fait les beaux jours de la Golf GTI. Aberrant, dans une voiture de père de famille comme l’Octavia ? Eh bien non. car le châssis rigoureux de ce break s’accomode fort bien de ce surcroît de puissance, hormis quelques soucis de motricité quand on accélère fort en sortie de virage sur chassée « gramouillée ». Il faut dire qu’il y a du couple… et que les pneumatiques Dunlop équipant ma voiture d’essai ne sont peut-être pas le nec plus ultra sous la pluie d’hiver. Si vous voulez savourez le plaisir bien particulier qu’engendre un moteur coupleux de 200 chevaux dans une caisse pas trop lourde, pourquoi payer plus cher que les 27 890 euros demandés pour cette Combi démoniaque (26 990 euros en berline) ? Une Golf est dans les même tarifs, mais ne vous offrira jamais autant d’habitabilité (sans compter qu’elle attirera davantage l’attention des gendarmes… et des voleurs). Quant aux autres breaks dévergondés de 200 chevaux et plus, il franchissent tous la barre des 30 000 euros. Vous pourez vous offrir le GPS couleur et votre Skoda sera toujours la meilleure affaire du marché…

Audi A8 4.2 TDI : *****
Changement de décor avec mon essai suivant : l’Audi A8 et son nouveau V8 TDI, poussé à 4,2 litres et… 326 chevaux. Que dire, sinon qu’elle procure une sensation de conduite sans doute proche de ce que peut ressentir un conducteur de TGV. Cette autoroutière d’exception, qui semble conçue pour traverser l’Europe des 25 à vive allure, a une capacité unique à transformer en vitesse sa force inexorable. Elle peut dépasser à peu près tout ce qui roule dans un confort de pullman, avec une qualité d’isolation acoustique digne d’un auditorium, et surtout une sécurité active dont ses concurrentes doivent se contenter de rêver. Car seule l’A8 associe une mécanique d’exception à l’arme absolue de la transmission intégrale Quattro. Très franchement, je ne vois pas ce qu’un gros rouleur (ayant de gros moyens tout de même : la belle s’affiche à 91 930 euros, et même 106 930 en finition Avus) peut trouver de mieux aujourd’hui. Seul revers de la médaille : il faut en permanence surveiller la vitesse. Sous peine de se retrouver à quelque 160 km/h alors que le régime moteur atteint à peine 2 500 tours/minute…

C’est là le hic. Si agréables, voire impressionnantes, soient-elles, ces voitures semblent presque à l’étroit dans le paysage routier français. Elles sont mieux adaptées au pays de leurs concepteurs. Faites pour galoper librement sur les autouroutes allemandes… Sur la file de gauche, où la limite de 130 km/h n’est qu’une recommandation, dès lors que la voie est dégagée. C’est d’ailleurs dans cette direction que je pars derechef pour mon essai suivant : celui de la BMW 130 i. Le caractère irrésistible de ses 265 chevaux me fait un peu peur de ce côté-ci du Rhin. Je vous en reparle à mon retour…

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