Il faut lui faire confiance. Et c’est bluffant !

Le système Park assist se charge de garer tout seul le véhicule (le conducteur conserve la commande de l’accélération et du freinage) en bataille. Dans un parking sous-terrain sur un emplacement étroit coincé entre un autre véhicule et un pilier en béton l’effet est garanti surtout quand l’espace libre entre la carrosserie et le ciment est équivalent à quelques centimètres. Compte tenu du gabarit du grand Picasso (4,60 mètres de long, 1,83 mètre de large) le système n’est pas inutile.

Bien que ce grand monospace à vocation familiale se montre très habile en milieu urbain. Plus élégant (de profil et de l’arrière) que son petit frère, le grand C4 Picasso (plus long de 17 centimètres) est spacieux, lumineux (grâce à son immense toit en verre), doté de multiples espaces de rangements et d’un coffre XXL (quand les 6e et 7e sièges ne sont pas en place).

Sa conduite est agréable servie par le confort des sièges et des suspensions, l’ergonomie des commandes, la souplesse de la direction, l’excellent freinage et une tenue de route sans reproches.

Côté équipement il y a tout ou presque de ce qui se fait aujourd’hui en matière de technologies automobiles, en série ou en option selon le niveau de finition choisi, avec en prime le double système d’affichage central (écran tactile 7 pouces, écran personnalisable 12 pouces).

Côté moteur si les deux blocs de 150 chevaux essence et diesel (THP 155 et HDI 150) se montrent d’une grande efficacité, le « petit » e HDI 115 chevaux, tonique et économe, apparait tout à fait suffisant.

Tarifs

Moteur essence à partir de 24 650 euros

Moteurs diesel à partir de 27 000 euros

 Modèles d’essai :

Citroën Grand C4 Picasso THP 155 Exclusive

Tarif : à partir de 32 950 euros

Bonus/Malus : 137 gr de CO2/km + 250 euros

Citroën Grand C4 Picasso eHDI 115 Intensive

Tarif : à partir de 33 3000 euros

Bonus/Malus : 114 gr de CO2/km 0 euros

Citroën Grand C4 Picasso HDI 150 Exclusive

Tarif : à partir de 35 650 euros

Bonus/Malus : 110 gr de CO2/km 0 euros

C’est devenue une classique qui ne s’est pas démodée même avec l’arrivée de la gamme DS et en particulier de la DS3. La Citroën C4 a conservé sa ligne à la fois simple et élégante et ses dimensions généreuses qui en font une très bonne berline polyvalente à la fois routière et familiale, urbaine et maline. Plutôt jolie à l’intérieur elle souffre côté équipement des défauts malheureusement  propres à la marque : GPS peu fiable, gadgets inutiles comme ce système de mesure des emplacements de stationnement dépourvu d’aide au stationnement automatique ! La version exclusive haut de gamme se montre par ailleurs un peu radine : pas d’écran tactile, pas de sièges chauffants, pas de réglage électrique des sièges. Le confort est somme toute un peu rude, la commande de boite est dure… Reste le nouveau « petit » moteur essence 1,2 litre eTHP 13.  Premier « downsizé » du groupe PSA et rival affirmé du désormais célèbre EcoBoost de Ford, ce moteur trois cylindres associe injection directe haute pression, distribution variable et turbo à faible inertie, soupapes au sodium. Résultat : un coupe record de 230 Nm à 1750 tr/min qui lui donne une belle nervosité et une consommation très raisonnable d’environ 7 litres aux 100.

Tarifs

Moteur essence à partir de 22 800 euros

 Modèle d’essai : Citroën C4 eThp 130 Exclusive

Tarif : à partir de 25 830 euros

Bonus/Malus : 110 gr de CO2/km 0 euros

La nouvelle Mazda 3 monte en gamme

Elle a franchement gagné en élégance et en statut.

La nouvelle Mazda 3 hérite des nouveaux canons esthétiques – le style « kodo » – du constructeur japonais qui magnifient « l’âme du mouvement ». Tout un programme.

La « 3 » bénéficie de l’imposante  calandre ailée désormais emblématique de la marque qu’encadrent deux projecteurs en amande, d’un long capot nervuré, d’ailes fortement dessinées et de flancs creusés au bas de caisse pour dessiner ses lignes de force.

Une copie conforme de son ainée Mazda 6 avec laquelle il est facile de la confondre de face. L’arrière est moins identitaire mais sacrifie néanmoins à la mode du pavillon abaissé façon break de chasse qui lui donne une belle allure mais réduit son habitabilité (attention aux grand gabarits) .

Du coup cette valeur sûre du segment qui bataille dans la cour des Golf, 308 et autres Audi A3, mais souffrait jusque là d’un relatif anonymat, pourrait bien tirer son épingle du jeu. D’autant que non contente de s’être refait une beauté la nouvelle Mazda 3 a conservé toutes ses qualités mécaniques qui en font une redoutable concurrente routière.

La tenue de route bénéficie d’un surcroit de stabilité grâce à un châssis abaissé,  un empattement plus long et des porte-à-faux avant et arrière raccourcis.

L’intérieur est spacieux, bien dessiné mais toujours un peu triste, l’équipement très généreux (affichage tête haute, écran tactile et molette centrale façon Mercedes, stop and start, démarrage sans clef, freinage d’urgence, mais aussi gestion automatique de feux de route, phares directionnels adaptatifs, régulateur de vitesse adaptatif….), les commandes agréables

. Les fondamentaux mécaniques sont excellents : moteur 2,2 litres turbo diesel de 150 chevaux de nouvelle technologie dite « skyactiv » (des taux de compression identiques en version essence et diesel qui garantissent une puissance accrue pour une consommation réduite et de meilleures performances écologiques), boite manuelle 6 rapports à la fois souple et précise.

Ajoutez un réel confort de suspension, des sièges d’un maintien parfait, une visibilité à 360 degrés sans faille et un freinage performant. De quoi garantir un véritable plaisir de conduite par tous les temps.

Seul bémol : une unique motorisation diesel de 150 chevaux est proposée pour l’instant sur le marché français, Mazda ayant annoncé l’arrivée d’un moteur de plus petite cylindrée mais qui ne s’est pour l’instant pas concrétisée.

Tarifs

Moteur essence à partir de 22 700 euros

Moteurs diesel à partir de 27 300 euros

 Modèle d’essai :

Mazda 3 2.2 Skyactiv –D- 150ch finition dynamique

Tarif : à partir de 29 100 euros

Bonus/Malus : 127 gr de CO2/km 0 euros

Block buster du constructeur japonais, le Nissan Qashqai cherche un second souffle sur un marché désormais bien encombré.

Avec plus d’un million et demi de véhicules vendus en Europe en l’espace de sept ans dont 165 000 exemplaires en France, le SUV nippon est un best seller qui a inventé son marché entre 4X4 pur et dur et monospace.

Renouveler ce champion n’était pas chose aisée mais le pari est réussi.

Le nouveau Qashqai est beaucoup plus beau que le précédent, plus élégant, alors même que le restylage est très discret. Chapeau !

L’intérieur installe en revanche une véritable modernité et traduit bien la stratégie de montée en gamme. Les plastiques moussés sont de bonne facture, les sièges agréables et l’espace s’est élargi à l’avant comme à l’arrière.

Le coffre lui aussi bénéficie d’un volume augmenté (+ 20 litres) qui le rend très pratique au quotidien une fois débarrassé des deux demi faux planchers parfaitement inutiles.

Côté équipement le Qashqai se montre très généreux avec des dispositifs à la pointe de la technologie : feux de route automatiques, freinage d’urgence, signal de  franchissement de ligne, projecteurs à diodes, reconnaissance des panneaux …. Mais aussi direction électrique avec deux positions sport et normal, frein électrique automatique, vision 360 degrés, accès et démarrage sans clef, détection de somnolence, surveillance des angles morts….

Bref on dirait une Ford ! Baigné de lumière grâce au toit panoramique en verre (qui ne s’ouvre pas) le Qasqhai est surtout très, très confortable et très silencieux. Un réel bonheur.

Du point de vue mécanique le moteur 1,6 litre diesel de 130 chevaux fait correctement son travail et la tenue de route est remarquable.

Un regret toutefois, la médiocrité sonore du système hifi et un agacement : la commande des phares qui saute régulièrement de la position auto à la position « on » quand on utilise les clignotants. Énervant !

Tarifs

Moteur essence à partir de 20 640 euros

Moteurs diesel à partir de 22 740 euros

 Modèle d’essai : Nissan Qashqai 1.6dCi 130ch Connect Edition

Tarif : à partir de  29 990 euros

Bonus/Malus : 115 gr de CO2/km 0 euros

Volvo V70 D4 : un régal

Réduction de CO2 et économies de carburants obligent, Volvo troquent ses moteurs 5 cylindres pour des mécaniques quatre cylindres essence et diesel. Exemple : le break V70 doté désormais d’un bloc turbo diesel  de 1969 cm3 développant 181 chevaux à 4250 tr/min avec un couple de 400 Nm à 1750 tr/min. Un régal.

A peine installé au volant on retrouve immédiatement toutes les qualités qui ont fait la réputation de la marque : confort, ergonomie, sécurité, dynamisme….

Total plaisir, sur de longs parcours autoroutiers aussi bien que sur les petits trajets urbains du quotidien. Un régal dans les embouteillages grâce au limiteur de vitesse adaptatif extrêmement précis. Le restylage de l’année passée a rendu le grand break Volvo encore plus élégant sans ostentation. L’intérieur est luxueux, conjuguant zénitude et bien être. Mentions spéciales pour le système audio excellent, le GPS sans reproche, le bluetooth parfait…. En prime une autonomie marathonienne de plus de 1000 kilomètres une fois le réservoir plein grâce à une consommation de chameau, souvent moins de 6 litres à vitesse stabilisée sur autoroute

Tarifs

Moteurs essence à partir de 40 120 euros

Moteurs diesel à partir de 41 070 euros

Modèle d’essai : Volvo V70 D4 Xénium geartronic 8

Tarif : à partir de 52 470 euros

Bonus/Malus : 119 gr de CO2/km 0 euros

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Philippe Flamand Le blog auto de Philippe Flamand, rédacteur en chef du magazine L'Entreprise.

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